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Un avion militaire a tourné en rond dans le ciel lyonnais pendant plus de sept heures

Ce Boeing E-3F Sentry, véritable centre de commandement volant, a survolé la région lundi 15 juin. Sa mission était directement liée à un sommet…

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Un avion militaire a tourné en rond dans le ciel lyonnais pendant plus de sept heures

Ce Boeing E-3F Sentry, véritable centre de commandement volant, a survolé la région lundi 15 juin. Sa mission était directement liée à un sommet international qui se tenait à moins de trois heures de là.

Ce lundi-là, les amateurs d’aéronautique ont eu de quoi s’interroger. Un avion militaire a été repéré en train d’enchaîner les boucles au-dessus de Lyon et de plusieurs communes voisines. Villefranche-sur-Saône, Ambérieu-en-Bugey, Bourgoin-Jallieu, Vienne ou encore Saint-Martin-en-Haut ont été survolés pendant de longues heures. L’appareil, parti depuis la région de Bourges, est resté en l’air jusqu’à 19h30, soit plus de sept heures de vol continu.

Cet avion n’est pas un appareil ordinaire. Il s’agit d’un Boeing E-3F Sentry, plus connu sous le nom d’Awacs (Airborne warning and control system). Reconnaissable à son radar circulaire perché sur le fuselage, il est décrit par l’armée de l’Air et de l’Espace comme un véritable centre de commandement volant. Sa mission : surveiller l’espace aérien sur des centaines de kilomètres et coordonner les opérations militaires. Il peut identifier tout aéronef suspect, suivre simultanément des avions civils et militaires, et transmettre les informations aux centres de commandement ou aux chasseurs.

Mais pourquoi un tel déploiement au-dessus de Lyon ? Tout s’éclaire quand on regarde ce qui se passait à l’est de la France ce jour-là. Le sommet du G7 se tenait à Évian-les-Bains, à seulement deux heures et demie de route de Lyon. Le président américain Donald Trump était présent, et son avion Air Force One avait atterri à Genève le lundi 15 juin. Pour un tel événement international, un dispositif de sûreté aérienne massif a été mis en place. Drones, hélicoptères et chasseurs ont été déployés. L’Awacs, lui, jouait le rôle de vigie volante, capable de détecter toute menace et d’ordonner une interception en un rien de temps. Bref, cet avion tournait pour protéger les chefs d’État réunis au bord du lac Léman.

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