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Téhéran met la pression avant de signer avec Washington

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Les négociations entre l’Iran et les États-Unis patinent. Téhéran exige des garanties solides et refuse d’avaler des promesses américaines qu’il juge creuses.

Alors que des discussions indirectes se poursuivent entre les deux ennemis de longue date, l’Iran hausse le ton. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu que tout ce qui circule comme rumeur d’accord n’est que spéculation. Il ne faut pas prendre ça au sérieux, a-t-il dit. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a été encore plus clair. Dans une vidéo officielle, il a fermement déclaré que Téhéran n’approuvera aucun texte tant qu’il n’aura pas la certitude que les droits du peuple iranien sont entièrement protégés. Pas question de signer les yeux fermés.

De l’autre côté, le président américain semble vouloir durcir sa position. Selon des informations rapportées samedi par le New York Times, Donald Trump a envoyé une version revue et plus ferme de son projet d’accord à Téhéran. Dans une interview à Fox News, il a répété que sa priorité absolue reste d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il a affirmé que les Iraniens avaient accepté ce point, ce qui serait intéressant. Mais Téhéran a toujours nié vouloir la bombe, malgré les soupçons américains et internationaux. Sur le nucléaire, l’Iran souhaite en discuter plus tard, pas maintenant. Ce qui presse pour lui, c’est la levée des sanctions et le déblocage de ses fonds gelés à l’étranger. Sans oublier le contrôle du détroit d’Ormuz, qu’il avait quasiment verrouillé en début de conflit.

Les hostilités ne se limitent pas aux seules négociations. Au Liban, la trêve du 17 avril est loin d’être respectée. L’armée israélienne continue d’avancer dans le sud et s’est emparée dimanche de la forteresse de Beaufort, un site symbolique. Le Premier ministre israélien parle de tournant décisif, tandis que le président français Emmanuel Macron dénonce une escalade injustifiée. La France a d’ailleurs demandé une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU, prévue lundi. Pendant ce temps, les tensions militaires directes entre Washington et Téhéran persistent. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir abattu un drone américain qui tentait de pénétrer leurs eaux territoriales. Et l’armée américaine a annoncé avoir intercepté un cargo suspect se dirigeant vers un port iranien. Trump se dit pas pressé et assure que les États-Unis sont capables de repartir en guerre si les pourparlers échouent. L’Iran, lui, reste campé sur ses positions.

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