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Téhéran exige des garanties sur ses droits avant tout accord

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L’Iran ne fait confiance ni aux paroles ni aux promesses américaines. Les négociations butent sur la question du nucléaire et des sanctions.

Le principal négociateur iranien a déclaré dimanche que son pays n’approuverait aucun accord tant que les droits de la nation iranienne ne seraient pas pleinement garantis. Il a affirmé que les diplomates iraniens ne croient pas aux engagements de l’ennemi. Alors que les deux capitales semblaient se rapprocher d’une entente ces derniers jours, le président américain aurait durci sa proposition et transmis une nouvelle version du protocole d’accord à Téhéran.

La priorité affichée de Washington est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Le président américain s’est prévalu d’un engagement renouvelé de Téhéran à ne pas se doter de l’arme atomique, précisant que l’Iran a également accepté de ne pas en acquérir par un autre moyen. Il a indiqué ne pas être pressé, estimant que les discussions avancent lentement mais sûrement, et a suggéré qu’une issue différente serait envisagée en cas d’échec.

De son côté, l’Iran considère la levée des sanctions américaines et le déblocage de ses avoirs gelés comme des droits fondamentaux. Il réclame également le maintien de son contrôle sur le détroit d’Ormuz, qu’il avait quasi fermé au début du conflit. Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël intensifie ses opérations contre le Hezbollah.

Le ministre américain de la Défense a affirmé que les États-Unis sont plus que capables de reprendre la guerre contre l’Iran si les pourparlers échouent. Le conflit, déclenché fin février, a fait des milliers de morts et ébranle l’économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole. Les États-Unis et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

Sur le terrain libanais, l’armée israélienne avance dans le sud du pays et a mené de nouvelles frappes aériennes. Le Hezbollah poursuit ses attaques malgré une trêve en vigueur depuis mi-avril mais non respectée. Le Premier ministre israélien a ordonné d’étendre le contrôle sur les zones occupées par le Hezbollah, qualifiant de tournant la prise d’une forteresse stratégique. Israël a aussi appelé à l’évacuation d’une région au sud du fleuve Zahrani, tandis que la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

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