Économie
TCS va remplacer ses nouveaux employés par un demi-million d’agents IA
Le président du géant indien des services informatiques annonce un virage radical vers l’intelligence artificielle. Les recrutements vont chuter, tandis…

Le président du géant indien des services informatiques annonce un virage radical vers l’intelligence artificielle. Les recrutements vont chuter, tandis que des milliers d’agents numériques feront leur entrée.
Le message est clair et il vient de haut. Natarajan Chandrasekaran, le président de Tata Consultancy Services, l’a dit devant les actionnaires mardi. Son entreprise, numéro un indien de l’infogérance, ne recrutera plus comme avant. La raison s’appelle intelligence artificielle générative. TCS prévoit déjà d’intégrer un demi-million d’agents d’IA. Ces programmes, capables d’automatiser des tâches, vont travailler main dans la main avec les humains. Mais à quel prix sur l’emploi. Chandrasekaran l’admet sans détour. Oui, cela va réduire les embauches. Non, l’entreprise ne cherchera plus le même nombre de nouveaux talents qu’auparavant.
Ce n’est pas une simple annonce en l’air. Il y a un an, TCS avait déjà supprimé 12 000 postes. Le contexte n’a fait que se durcir depuis. La demande reste atone, plombée par les tensions géopolitiques, l’inflation et la montée en puissance de l’IA générative. Face à cela, le groupe de Bombay mise sur l’automatisation pour gagner en efficacité et réduire ses coûts. Comme ses concurrents, il investit massivement dans les outils d’IA et la formation des équipes. L’objectif est double décrocher de nouveaux contrats et serrer les budgets.
Attention pourtant à ne pas tout réduire à une hémorragie d’emplois. Le président de TCS le rappelle lui-même l’essor de l’IA crée aussi des opportunités. Il parle d’une forte hausse des besoins en « nouveaux talents ». Mais attention ces talents ne seront pas ceux d’hier. Les profils recherchés vont changer. Les métiers manuels de l’informatique pourraient laisser la place à des spécialistes de l’IA, des data scientists, des ingénieurs capables de piloter ces agents intelligents. En clair, TCS troque des recrutements de masse contre une armée numérique. Le pari est risqué mais le géant indien semble prêt à le tenir.
À lire aussi

SociétéEn Ligne 6 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
Faits DiversEn Ligne 4 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 7 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 4 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
PolitiqueEn Ligne 3 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
Faits DiversEn Ligne 5 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
Faits DiversEn Ligne 6 joursDe foyers en camps syriens, le parcours brisé de Vanessa Bérard devant les assises
















