Sports
Solberg s’impose au Chili et offre à Toyota un dixième sacre mondial
Le Suédois a renoué avec la victoire sur la terre chilienne, sa troisième dans l’élite du rallye. Derrière lui, Toyota décroche un dixième titre…


Le Suédois a renoué avec la victoire sur la terre chilienne, sa troisième dans l’élite du rallye. Derrière lui, Toyota décroche un dixième titre constructeurs qui égale le record de Lancia.
Oliver Solberg n’avait plus goûté à une victoire depuis le mois de janvier. Vainqueur du Monte-Carlo pour ouvrir la saison, le Suédois avait ensuite enchaîné les manches sans retrouver le sommet d’un podium. Le voilà de retour au premier rang, sur les pistes poussiéreuses du Chili, là où le champion du monde WRC2 de l’an passé a signé sa troisième victoire dans l’élite du rallye mondial. Une victoire construite avec autorité, mais pas sans quelques sueurs froides.
Au moment d’attaquer les quatre dernières spéciales du week-end, il comptait près de vingt secondes d’avance sur ses poursuivants. Assez pour choisir la prudence dès le premier chrono du dimanche. Un choix qui a failli se retourner contre lui, puisque Elfyn Evans, déchaîné, lui a repris presque six secondes dans ce secteur. Le Suédois a immédiatement répliqué dans l’épreuve suivante, reprenant un peu plus d’une seconde au Gallois. Puis tout a basculé dans l’avant-dernière spéciale, longue d’un peu moins de vingt-sept kilomètres. Evans y a crevé, lâchant plus de deux minutes à ses rivaux. Dans la foulée, Sébastien Ogier a signé le meilleur temps, avec cinq secondes d’avance sur Adrien Fourmaux et sept et demie sur Solberg, s’offrant une option sérieuse sur les cinq points bonus du « Super Sunday ». Restait la spéciale de BioBio, et cinq points supplémentaires en jeu. À ce petit jeu, c’est encore le Suédois qui a été le plus fort, devant Evans et Sami Pajari. « Ce week-end a été incroyable », a-t-il lâché à l’arrivée. Avant d’ajouter qu’il avait connu des hauts et des bas cette saison, mais que son équipe n’avait jamais cessé de croire en lui. « J’ai enfin pu compter sur un peu de chance et je peux me concentrer sur mon travail. Ce week-end a été parfait. »
Au classement final, après seize spéciales, Oliver Solberg devance Sébastien Ogier d’un peu moins de dix-sept secondes, Adrien Fourmaux complétant le podium à trente-trois secondes. Plus loin dans la hiérarchie, les compteurs bougent aussi. Avec quatorze points engrangés lors de cette douzième manche de la saison, Elfyn Evans quitte le Chili en tête du championnat, avec dix-sept longueurs d’avance sur Sami Pajari. Solberg, lui, a réalisé une opération presque parfaite, vingt-neuf points sur trente possibles, ce qui le ramène à vingt et une unités du Gallois. Pour Sébastien Ogier, en revanche, la messe semble dite. Pointé à cinquante-neuf points alors qu’il en reste soixante à distribuer en Italie et en Arabie Saoudite, si ce dernier rendez-vous a bien lieu, le nonuple champion du monde voit s’éloigner un dixième titre qui relèverait désormais du miracle. Sa performance du week-end a au moins servi à autre chose. Elle permet à Toyota de valider son dixième titre de champion du monde chez les constructeurs, à deux épreuves de la fin de saison, une marque qui rejoint le record détenu par Lancia.
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