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Rybakina, un trône à portée de raquette

Elena Rybakina peut devenir numéro 1 mondiale si elle enchaîne les victoires à Wimbledon. Mais son premier match contre Loïs Boisson est un piège à ne pas…

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Rybakina, un trône à portée de raquette

Elena Rybakina peut devenir numéro 1 mondiale si elle enchaîne les victoires à Wimbledon. Mais son premier match contre Loïs Boisson est un piège à ne pas sous-estimer.

Le All England Club s’apprête à vibrer, et Elena Rybakina n’est pas là pour faire de la figuration. Deuxième au classement WTA avec 8 143 points, la Kazakhe voit le trône d’Aryna Sabalenka vaciller. Si la Biélorusse perd dès les huitièmes de finale, une simple qualification en quarts suffirait à Rybakina pour grimper tout en haut. Les scénarios sont nombreux. Une demi-finale si Sabalenka s’arrête en quarts ou en huitièmes. Une finale si la Biélorusse chute en demies. Et un sacre si les deux se retrouvent pour le titre. Rybakina connaît la recette : elle a déjà soulevé le trophée en 2022 et a ajouté l’Open d’Australie à son palmarès en début d’année. Un troisième Grand Chelem lui tend les bras.

En conférence de presse, la joueuse de 27 ans n’a pas voulu s’enflammer. « Ce serait incroyable, mais je n’y pense pas trop », a-t-elle confié. « Mes résultats récents n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. L’important est de progresser match après match. » Rybakina préfère miser sur la régularité plutôt que sur les calculs. Son expérience de 2022 lui a appris à dompter ses émotions. « Après avoir gagné ici, vous savez exactement ce qui vous attend. Plus rien ne peut vraiment surprendre », a-t-elle ajouté. Un état d’esprit de championne, loin des projections mathématiques.

Pourtant, la route vers le sommet commence par un obstacle nommé Loïs Boisson. La Française, jeune et ambitieuse, n’a rien à perdre. Rybakina, elle, arrive avec une préparation sur herbe en demi-teinte. Une défaite au deuxième tour à Londres, une élimination d’entrée à Berlin. Rien d’alarmant, mais de quoi rester concentrée. La Kazakhe ne changera pas sa méthode : un match à la fois, sans regarder le tableau. Si elle domine Boisson, elle posera une première pierre solide. Le trône n’attend que celle qui osera s’asseoir.

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