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Nouvelle-Calédonie la participation chute pour un scrutin sous haute tension

Les Calédoniens ont voté dimanche pour renouveler leurs provinces. Avec une participation en baisse, l’archipel retient son souffle avant de connaître les…

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Nouvelle-Calédonie la participation chute pour un scrutin sous haute tension

Les Calédoniens ont voté dimanche pour renouveler leurs provinces. Avec une participation en baisse, l’archipel retient son souffle avant de connaître les résultats qui redessineront les rapports de force politiques.

À Nouméa comme dans le reste du Caillou, l’ambiance était calme dans les bureaux de vote. Mais les files d’attente étaient moins longues qu’en 2019. À 18 heures locales, la participation atteignait 58,86%, contre 66,50% lors du précédent scrutin. Un recul net, même si les chiffres restent provisoires. Les autorités avaient déployé 2.400 membres des forces de l’ordre pour encadrer ce vote, jusqu’à la mi-juillet. Signe que la situation reste fragile depuis les émeutes meurtrières de mai 2024, qui avaient fait 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts.

Ce scrutin provincial est crucial pour l’avenir de l’archipel. Il doit élire 76 conseillers répartis dans trois provinces. Les 54 élus qui siègent au congrès territorial détermineront ensuite la majorité politique. Côté loyalistes, deux partis non-indépendantistes se présentent unis dans la province Sud, espérant décrocher une majorité historique sans alliés. En face, les indépendantistes veulent empêcher ce qu’ils appellent un « grand chelem institutionnel ». Le corps électoral, gelé depuis 2007, a été élargi cette année à 10.575 natifs jusque-là exclus, portant le nombre d’inscrits à 192.500. Une tentative d’élargissement plus large avait précisément provoqué les émeutes de 2024.

Mais le camp indépendantiste aborde ce vote fracturé. L’accord de Bougival, signé en juillet 2025 avec l’État, prévoyait la création d’un « État de Nouvelle-Calédonie » dans la Constitution. Il n’a jamais été appliqué et a laissé des traces profondes. L’Union nationale pour l’indépendance a quitté le FLNKS, dominé par l’Union calédonienne qui avait rejeté l’accord. Cette division pèse jusqu’en province Nord, fief indépendantiste, où trois listes pourraient rebattre l’ordre des forces. Le vote sert de test avant la reprise des négociations institutionnelles promises dès juillet par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Les positions restent éloignées. Le FLNKS réclame un nouveau cycle de discussions tandis qu’une partie des loyalistes estime que les principaux compromis ont déjà été trouvés. Les premiers résultats définitifs sont attendus lundi.

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