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Plus de mille décès supplémentaires la canicule laisse des traces profondes

Les premiers bilans sanitaires confirment l’ampleur des dégâts humains. Dix jours de chaleur extrême ont provoqué une hausse brutale de la mortalité en…

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Plus de mille décès supplémentaires la canicule laisse des traces profondes

Les premiers bilans sanitaires confirment l’ampleur des dégâts humains. Dix jours de chaleur extrême ont provoqué une hausse brutale de la mortalité en France.

Un premier bilan officiel annonce environ mille décès supplémentaires par rapport à la normale depuis mercredi. La vague de chaleur qui s’achève à peine a frappé particulièrement fort. Les températures ont dépassé les 40°C dans de nombreuses régions. Ce pic est jugé plus intense sur le plan climatique que celui de 2003, qui avait causé 15 000 morts à l’époque. Il est encore trop tôt pour comparer directement les deux épisodes. Mais les chiffres actuels montrent déjà une mortalité nettement plus élevée qu’à la même période l’an dernier.

Les données disponibles précisent le profil des victimes. La hausse des décès touche surtout les régions placées en vigilance rouge comme l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine ou la Bretagne. Et ce sont très majoritairement des personnes âgées. Huit décès sur dix concernent des seniors de 65 ans et plus. Mais la nouveauté de cette canicule réside ailleurs. Les décès à domicile ont bondi de 40% par rapport à la normale. Les autorités sanitaires s’inquiètent particulièrement de cette tendance. Les personnes isolées, sans famille ou sans suivi régulier, sont les plus vulnérables.

Les soignants redoutent les prochains jours. Dans les services d’urgence, on craint de découvrir des personnes âgées en très mauvais état chez elles. Les aides à domicile reprennent leur tournée ce lundi. Certains médecins prévoient de trouver des corps sans vie. À côté des seniors, deux autres catégories sont très exposées. Les sans-abri d’abord, qui subissent la chaleur sans refuge. Les personnes atteintes de troubles psychiatriques ensuite, dont les traitements aggravent la déshydratation. Le système hospitalier est déjà submergé. Pompiers et urgentistes sont dépassés par l’afflux. Le bilan final risque d’être bien plus lourd.

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