Monde
La tension monte d’un cran entre Washington et Téhéran après de nouvelles frappes
Les États-Unis et l’Iran ont échangé des bombardements ce week-end, brisant un cessez-le-feu fragile. Donald Trump menace désormais d’une guerre totale…


Les États-Unis et l’Iran ont échangé des bombardements ce week-end, brisant un cessez-le-feu fragile. Donald Trump menace désormais d’une guerre totale qui pourrait « anéantir » la République islamique.
C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre dans le conflit qui oppose les deux puissances. Samedi, l’aviation américaine a visé dix cibles iraniennes dans le sud du pays : des sites de surveillance, des systèmes de communication, des défenses aériennes, des entrepôts de drones et des moyens de pose de mines. Selon le commandement militaire américain, ces frappes étaient une réponse directe à l’attaque d’un pétrolier battant pavillon panaméen dans le détroit d’Ormuz. Ce navire transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut. Les explosions ont été signalées dans les régions de Sirik et Qeshm, en Iran.
Les Gardiens de la Révolution n’ont pas laissé passer. Dimanche à l’aube, ils ont lancé des missiles et des drones vers le Koweït et le Bahreïn, affirmant avoir détruit huit infrastructures américaines sur les bases d’Ali al-Salem et de Port Salman. Le Koweït a confirmé repousser des attaques, et Bahreïn a activé ses sirènes d’alerte. Les Gardiens préviennent que toute agression, même contre des cibles mineures, recevra une riposte implacable. Et ils durcissent le ton sur le détroit d’Ormuz, ce passage stratégique par lequel transitaient 20% du commerce mondial d’hydrocarbures avant la guerre. Désormais, ils veulent contrôler seuls le trafic et menacent de traiter avec fermeté les navires qui ne se plient pas à leurs règles.
De son côté, Donald Trump monte encore le ton. Sur son réseau Truth Social, il accuse l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu signé le 17 juin. Il prévient que les États-Unis pourraient être « contraints de mener à bien la mission » et ajoute une phrase qui glacera le sang : « La République islamique d’Iran cessera d’exister ». Son commandement militaire assure pourtant que le trafic commercial continue dans le détroit. Mais la menace est claire. Le fragile accord de paix, qui devait ouvrir des négociations, semble déjà un lointain souvenir. Et sur un autre front, au Liban, le Hezbollah pro-iranien dénonce l’accord récent avec Israël, qu’il qualifie d’humiliant. La région entière retient son souffle.
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