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Retraite 2027 les candidats face à l’équation impossible

Alors que le déficit des retraites se creuse, les prétendants à l’Elysée avancent leurs solutions. Entre retour à 60 ans et allongement de la durée de…

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Retraite 2027 les candidats face à l'équation impossible

Alors que le déficit des retraites se creuse, les prétendants à l’Elysée avancent leurs solutions. Entre retour à 60 ans et allongement de la durée de cotisation, le débat s’annonce explosif.

Le thermomètre de la présidentielle 2027 monte déjà et la retraite est l’un des sujets qui va le plus chauffer. Le Conseil d’orientation des retraites doit officialiser un rapport qui prévoit une dégradation du système dans les décennies à venir. Le trou pourrait atteindre 2,4% du PIB en 2070. Pour combler ce déficit uniquement en jouant sur l’âge de départ, il faudrait le relever progressivement jusqu’à 67,6 ans à cette échéance. Problème, ce levier est politiquement toxique depuis la mobilisation massive contre la réforme de 2023, suspendue depuis mais jamais enterrée.

Chaque camp avance sa martingale. Gabriel Attal veut tout simplement supprimer l’âge légal et ne retenir que la durée de cotisation. Selon lui, cela donnerait plus de liberté aux Français. Jordan Bardella tient un discours similaire au Rassemblement national, même si Marine Le Pen l’a recadré en rappelant la ligne officielle un retour à 62 voire 60 ans. Édouard Philippe, lui, refuse d’abandonner l’âge légal mais propose une petite révolution introduire 15% de capitalisation dans le système. Il admet que les Français devront travailler un peu plus longtemps sans donner de chiffre précis. Bruno Retailleau fixe un objectif clair 65 ans.

À gauche, les positions divergent aussi. Le Parti socialiste, qui n’a pas encore désigné son candidat, envisage un retour à 62 ans avec 43 années de cotisation, aménagé selon la pénibilité. Jean-Luc Mélenchon, lui, reste sur une ligne dure le droit à la retraite à 60 ans pour 40 ans de cotisation, malgré les alertes du COR sur le déficit. Entre ceux qui veulent travailler plus, ceux qui misent sur la capitalisation et ceux qui promettent un retour en arrière, la campagne s’annonce comme un casse-tête politique. Les électeurs, eux, attendent des réponses claires face à un système qui tangue.

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