Monde
Raz-de-marée électoral en vue pour le parti du Premier ministre éthiopien
Les Éthiopiens votent ce lundi pour renouveler leur Assemblée nationale. Le Parti de la prospérité d’Abiy Ahmed, donné largement favori, devrait conserver une écrasante majorité.
Le scrutin doit désigner les députés qui éliront à leur tour le Premier ministre. Le chef de l’exécutif sortant, en poste depuis 2018, brigue un nouveau mandat. Initialement salué pour ses réformes et l’obtention du prix Nobel de la paix en 2019, il fait désormais l’objet de critiques croissantes sur la scène internationale en raison de ses penchants autoritaires et de la répression des voix dissidentes.
Un rapport récent d’un centre de réflexion londonien estime que cette élection sera l’une des moins compétitives depuis l’instauration du multipartisme dans le pays en 1991. La même institution souligne que les scrutins précédents ont surtout servi à consolider le pouvoir en place, sans offrir aux citoyens un véritable choix pluraliste. Dans la chambre basse sortante, le Parti de la prospérité occupe 96 % des sièges.
Plus de cinquante millions d’électeurs sont appelés aux urnes dans quelque 48 000 bureaux de vote répartis sur un territoire deux fois plus vaste que la France métropolitaine. Le vote se déroule de 6 heures à 18 heures locales, avec des prolongations possibles dans certaines zones. Les résultats sont attendus une dizaine de jours après la clôture.
L’opposition, divisée en plus de quarante formations et manquant de moyens financiers, peine à rivaliser avec la machine électorale du parti au pouvoir. Aucun parti d’opposition n’est présent dans la majorité des circonscriptions. Le mieux représenté, Ezema, n’aligne que 293 candidats sur 501 sièges à pourvoir, contre 461 pour le Parti de la prospérité, qui sera même seul en lice dans 64 circonscriptions.
La chambre basse compte 547 députés répartis dans les douze États régionaux. Comme en 2021, le scrutin ne pourra pas se tenir dans la région septentrionale du Tigré en raison des tensions persistantes entre les autorités locales et fédérales. Plus d’un million de personnes y sont toujours déplacées après le conflit qui a déchiré la région entre 2020 et 2022.
De nombreux opposants ne participent pas à ces élections, certains en exil, d’autres interdits de séjour ou emprisonnés, et plusieurs ont choisi la lutte armée contre le gouvernement. Le pays, dont l’économie devrait croître de plus de 9 % cette année selon le FMI, est par ailleurs en proie à des conflits armés dans ses deux États les plus peuplés, l’Oromia et l’Amhara.
En Amhara, les milices nationalistes Fano ont menacé de perturber le processus électoral. Malgré des affrontements réguliers, la commission électorale n’a annulé le vote que dans huit des 137 circonscriptions de cette région. En Oromia, où des rebelles de l’OLA opèrent depuis des années, les autorités assurent que tous les bureaux ouvriront.
Des observateurs de l’Union africaine et du bloc régional est-africain surveilleront les opérations. Une mission d’observation de l’Union européenne n’a pas été acceptée par les autorités éthiopiennes.
-
SportsEn Ligne 6 joursLe triomphe amer de Narbonne : une montée en Pro D2 sous le signe des rancœurs
-
Faits DiversEn Ligne 4 joursUne adolescente de 16 ans fauchée par un camion-toupie à Alfortville
-
PolitiqueEn Ligne 7 joursVillepin étrille la candidature d’Attal à l’Élysée
-
SportsEn Ligne 4 joursDavide Ancelotti, nouvel homme fort du LOSC ?
-
Faits DiversEn Ligne 6 joursUn suspect livre ses certitudes sur l’affaire Émile
-
ÉconomieEn Ligne 5 joursLos Angeles : le chaos de l’aéroport LAX inquiète à l’approche du Mondial
-
Faits DiversEn Ligne 2 joursUne Ferrari plantée contre un pont près de Grenoble, le conducteur disparaît
-
SportsEn Ligne 4 joursNadal inquiète ses fans après une photo avec Federer