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Économie

Prudence européenne et records américains sous tensions géopolitiques

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Les marchés européens ont clôturé en repli lundi, freinés par l’incertitude au Moyen-Orient, tandis que Wall Street a enchaîné un nouveau record grâce à l’intelligence artificielle.

Les Bourses mondiales ont affiché des trajectoires divergentes à l’ouverture de la semaine. En Europe, Paris, Francfort et Milan ont perdu du terrain, les investisseurs restant sur leurs gardes en l’absence de progrès diplomatiques clairs au Moyen-Orient. À l’inverse, la place new‑yorkaise a profité de l’enthousiasme autour des valeurs technologiques, Nvidia et Microsoft en tête.

Donald Trump a déclaré qu’Israël et le Hezbollah lui avaient promis l’apaisement au Liban, et que les négociations avec Téhéran se poursuivaient à un rythme rapide. Mais l’agence iranienne Tasnim a affirmé que le dialogue indirect avec Washington était rompu, en raison notamment de l’offensive israélienne au Liban. Ce flou géopolitique a fait bondir les cours du pétrole. Le baril de Brent a gagné 4,24 % à 94,98 dollars, et le West Texas Intermediate a progressé de 5,49 % à 92,16 dollars.

Cette hausse du brut a pesé sur les places européennes, plus sensibles aux variations des matières premières. L’indice Euro Stoxx 50 a reculé de 0,26 %. Paris a perdu 0,45 %, Francfort 0,40 % et Milan 0,52 %. La tendance s’est inversée en cours de séance après un début dans le vert.

Outre‑Atlantique, l’engouement pour l’intelligence artificielle a éclipsé les tensions géopolitiques. Le Dow Jones a gagné 0,09 %, le Nasdaq 0,42 % et le S&P 500 0,26 %, tous trois à des niveaux records. Nvidia a bondi de 6,26 % après l’annonce d’un nouveau processeur pour ordinateurs portables sous Windows. Microsoft a grimpé de 2,28 %. Dell, HP, Oracle et Micron ont également profité de cet optimisme. En revanche, Intel a chuté de 4,67 %, Qualcomm de 8,78 % et AMD de 1,16 %, ces groupes étant directement concurrencés sur le segment des processeurs centraux.

La remontée du pétrole nourrit en Europe des craintes inflationnistes. Le taux de l’emprunt allemand à dix ans est remonté à près de 3 %, contre 2,94 % vendredi. Celui de la France s’est établi à 3,62 % contre 3,55 %. Aux États‑Unis, le rendement à dix ans évoluait autour de 4,45 %, contre 4,43 % la veille.

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