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Projet Exalia le rêve industriel brisé par la liquidation judiciaire

Un projet censé recréer plus de 250 emplois dans la chimie est définitivement enterré. Ses porteurs dénoncent un gâchis humain et industriel et réclament…

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Projet Exalia le rêve industriel brisé par la liquidation judiciaire

Un projet censé recréer plus de 250 emplois dans la chimie est définitivement enterré. Ses porteurs dénoncent un gâchis humain et industriel et réclament une réforme du droit des faillites.

C’est officiel. Le projet Exalia, qui devait redonner vie à une partie de l’usine chimique Vencorex, est abandonné. Ses créateurs, Séverine Dejoux et Olivier Six, ont annoncé la nouvelle mardi. Ils parlent d’un profond sentiment de révolte et d’un immense gâchis. Selon eux, les délais trop serrés et la rigidité des procédures ont eu raison de leur initiative.

Ce projet ambitieux était né l’an dernier. Après le rachat de Vencorex par le géant chinois Wanhua, l’idée était de produire de l’acide chlorhydrique, de la soude et du chlore liquide de façon décarbonée. L’objectif était clair. Fournir ces produits à l’industrie et à l’agroalimentaire tout en créant rapidement plus de 250 emplois directs. Une bouffée d’air pour un territoire et une filière stratégique.

Mais le 24 mars 2026, le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté leur offre. Il a validé la cession de la majeure partie des installations de la plateforme chimique du Pont-de-Claix à un ferrailleur. Les porteurs du projet ont alors tenté une seconde chance. Ils ont cherché à racheter les actifs restants et à négocier avec le ferrailleur. En vain. Aujourd’hui, ils désignent un responsable. Ce n’est pas une personne, mais un système. Ils dénoncent le cadre de la liquidation judiciaire et son application jugée trop rigide. « Le droit des procédures collectives ne peut plus être le fossoyeur de notre souveraineté industrielle », concluent-ils. Un appel à une réforme qui résonne comme un ultime avertissement.

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