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Près d’une femme sur deux touchée par des violences gynécologiques en France

Une enquête nationale menée par l’association StopVOG chiffre l’ampleur des abus lors des consultations. Le non-respect du consentement est pointé du…

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Près d’une femme sur deux touchée par des violences gynécologiques en France

Une enquête nationale menée par l’association StopVOG chiffre l’ampleur des abus lors des consultations. Le non-respect du consentement est pointé du doigt.

L’étude publiée jeudi 18 juin par StopVOG interroge plus de 10 000 personnes sur leurs expériences gynécologiques et obstétricales. Les résultats sont sans appel 45,1 % des répondantes déclarent avoir subi des violences. Ces actes concernent à la fois les consultations classiques (28,7 %) et les soins liés à la grossesse, l’accouchement ou l’avortement (24,5 %). Certaines femmes cumulent les deux types de violences. Ces chiffres donnent une idée de la fréquence de ces pratiques, souvent invisibilisées.

Le cœur du problème est le consentement. Huit femmes sur dix rapportent au moins une atteinte à leur accord lors d’un examen médical. Plus d’une sur deux parle même d’atteintes graves, qui peuvent s’apparenter à des violences sexuelles. Des examens pratiqués par surprise, sous pression, ou poursuivis malgré un « non » explicite. Pourtant, depuis 2002, la loi Kouchner oblige les professionnels de santé à recueillir l’accord du patient avant chaque acte. Autre donnée frappante plus de huit répondantes sur dix estiment ne pas avoir été suffisamment informées sur l’utilité ou le déroulement des gestes médicaux. Les mineures sont particulièrement vulnérables. Des frottis ont été réalisés sur des jeunes filles vierges, alors que la Haute Autorité de santé ne les recommande pas avant 25 ans.

Ces violences ont des conséquences lourdes sur le rapport aux soins. Comme le résume Sonia Bisch, présidente et fondatrice de StopVOG, derrière ces actes, des personnes finissent par ne plus vouloir consulter du tout. L’association réclame une loi-cadre sur les violences sexistes et sexuelles en santé pour protéger les patientes et encadrer les pratiques. L’enquête, soutenue par des chercheuses de l’INED et du CNRS, a recueilli les témoignages entre juillet et décembre 2025 sur tout le territoire. Elle montre que le problème est massif et qu’il ne tient pas à des cas isolés.

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