Nous rejoindre sur les réseaux

News

Philo au bac : stress, Nietzsche et un ministre qui veille sur l’orthographe

Plus de 530 000 lycéens de terminale ont planché ce lundi matin sur l’épreuve de philosophie, entre grandes questions existentielles et rappel à l’ordre…

Article

le

Philo au bac : stress, Nietzsche et un ministre qui veille sur l'orthographe

Plus de 530 000 lycéens de terminale ont planché ce lundi matin sur l’épreuve de philosophie, entre grandes questions existentielles et rappel à l’ordre sur la maîtrise de la langue.

Dans les couloirs des lycées, l’ambiance était tendue mais pas catastrophique. Dès 8 heures, les candidats du bac général et technologique se sont attaqués aux sujets. Pour les premiers, il fallait trancher entre « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? », « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? » ou un commentaire de Nietzsche. Les filières technologiques, elles, devaient répondre à « Débattre, est-ce chercher la vérité ? » ou « La technique peut-elle être mauvaise ? », avec une option sur Paul Ricœur. De quoi faire cogiter jusqu’à midi.

À Strasbourg, Julie, 18 ans, confiait son stress avant l’épreuve. Pour elle, la philo reste abstraite, une matière où la note peut varier du tout au tout selon le correcteur. Mélissa, 17 ans, espérait tomber sur des notions qu’elle maîtrise mieux comme la justice ou la vérité. À Nogent-sur-Marne, Matthieu se sentait plutôt confiant malgré une année seulement de pratique, tandis que Jack, 19 ans, jouait la sérénité grâce au contrôle continu. Oumou, elle, était bien plus nerveuse et avait déjà fait son choix : pas de dissertation, elle irait vers le commentaire de texte.

Le ministre de l’Éducation, venu les encourager, a rappelé que l’épreuve de philo reste une spécificité française, un moment où la réflexion contradictoire et le pluralisme sont mis au cœur de la formation. Mais il a aussi mis en garde sur un point précis la maîtrise de la langue. Depuis mai, il insiste sur l’orthographe et la clarté de l’expression. Pas question de faire un décompte de points pour chaque faute, a-t-il précisé, mais un barème fixé par l’inspection générale peut sanctionner un niveau d’expression jugé insuffisant dans toutes les disciplines. La pensée claire, dit-il, passe par une expression correcte.

Cette session 2025 est aussi la première où la réforme du bac est pleinement appliquée. La note finale repose à 40 % sur le contrôle continu et à 60 % sur les épreuves terminales. Après la philo, les terminales enchaîneront avec les spécialités de mardi à jeudi, puis le grand oral fin juin. Les résultats tomberont le 7 juillet. D’ici là, les copies auront été corrigées, avec un œil attentif non seulement sur les arguments, mais aussi sur les virgules et les accords.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus