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Paris orchestre une coalition pour rouvrir le détroit d’Ormuz

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L’Élysée réunit ce vendredi une trentaine de nations afin de structurer une opération internationale de sécurisation de ce passage maritime stratégique, en marge du conflit américano-iranien.

Le président français et le Premier ministre britannique conduisent ce vendredi à Paris une réunion diplomatique de haut niveau consacrée à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Cette initiative, lancée par la France en mars, vise à établir les contours d’une mission internationale une fois les hostilités entre Washington et Téhéran durablement suspendues. Le chancelier allemand et la cheffe du gouvernement italien sont attendus physiquement à l’Élysée, tandis qu’une trentaine d’autres États, issus de plusieurs continents, participeront par visioconférence.

L’objectif affiché est de rassurer les acteurs du transport maritime et de permettre un retour à la normale dans ce corridor, par lequel transite une part substantielle des hydrocarbures mondiaux. Son blocage depuis fin février a en effet provoqué une flambée des prix de l’énergie, avec des répercussions économiques globales. Paris et Londres, qui ont entamé des travaux préparatoires avec des pays volontaires, insistent sur le caractère strictement défensif et non-belligérant de la future opération. Elle ne saurait selon eux être menée qu’après un arrêt effectif des combats et des garanties claires de toutes les parties.

Les États-Unis, bien qu’informés, ne sont pas associés à cette démarche. L’Élysée justifie cette absence par la volonté de constituer une coalition de pays extérieurs au conflit, offrant selon ses termes une « troisième voie » entre l’escalade militaire et la politique de pression maximale. Les conditions posées par la France pour le déploiement de la mission sont sans équivoque. Elles incluent un engagement iranien à ne pas entraver la navigation et un engagement américain à lever tout blocus dans le détroit. Le rétablissement du statu quo ante, sans minage ni perception de péage, est présenté comme une exigence non-négociable.

Les contributions potentielles des États participants commencent à se dessiner. La France évoque la mobilisation de moyens navals et aériens déjà présents dans la région, tandis que l’Allemagne pourrait apporter son expertise en matière de déminage ou de surveillance maritime. Cette conférence parisienne doit déboucher sur une déclaration conjointe franco-britannique. Elle sera suivie la semaine prochaine d’un sommet technique au quartier général interarmées britannique de Northwood, près de Londres, afin de poursuivre la planification opérationnelle.

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