Économie
Sam Altman invité au G7 la course à l’IA vire à la prudence
Les chefs d’État des sept pays les plus industrialisés se penchent sur l’intelligence artificielle. Le PDG d’OpenAI sera à Évian, au moment où l’un de ses…


Les chefs d’État des sept pays les plus industrialisés se penchent sur l’intelligence artificielle. Le PDG d’OpenAI sera à Évian, au moment où l’un de ses concurrents choisit de ne pas sortir son modèle le plus avancé.
C’est une première. Sam Altman, le créateur de ChatGPT, va s’asseoir à la table du G7 du 15 au 17 juin à Évian. Sa venue n’a pas été officiellement confirmée par l’Élysée, mais une source proche l’a annoncée mercredi. L’événement montre à quel point l’IA est devenue une affaire de dirigeants. Fin mai, les ministres du numérique du G7 avaient déjà posé les bases d’une déclaration commune. Ils pointent notamment la “pression croissante sur les réseaux électriques” due au développement de l’intelligence artificielle. Dans quatre annexes publiées en même temps, ils reconnaissent que les systèmes d’IA “peuvent présenter certains risques” et être utilisés “à des fins malveillantes”. Leur engagement est clair : adopter une approche favorable à l’innovation, mais en gérant les dangers.
Ce virage vers la prudence n’est pas un hasard. Quelques semaines avant le sommet, la société Anthropic a pris une décision radicale. Elle a choisi de ne pas commercialiser son nouveau modèle, baptisé Mythos. Motif invoqué : il est trop dangereux pour la cybersécurité actuelle. Plutôt que de le lancer en grande pompe, Anthropic a préféré le confier à 50 organisations, quasi toutes américaines, pour qu’elles identifient des failles logicielles. Mardi, la liste a été élargie à 150 partenaires répartis dans une quinzaine de pays. Un signal fort envoyé à toute la filière : même les géants de la tech freinent devant les risques qu’ils créent.
OpenAI, de son côté, ne reste pas les bras croisés. La société a renforcé les barrières de sécurité de son dernier modèle, GPT-5.5, mis en ligne fin avril. L’objectif est clair : éviter que l’IA ne soit détournée pour du piratage informatique ou d’autres usages malveillants. Alors que le G7 s’apprête à discuter de régulation, ces annonces montrent que les labos d’IA tentent de garder la main. Mais la pression monte. Entre la promesse d’innovation et la peur des dérives, les chefs d’État devront trancher.
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