Nous rejoindre sur les réseaux

News

Paris engage un plan de 20 millions d’euros pour sécuriser ses activités périscolaires

Article

le

L’exécutif municipal a obtenu l’aval du Conseil de Paris pour déployer une série de mesures destinées à renforcer la protection des enfants, après la suspension de plusieurs dizaines d’agents.

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a reçu l’approbation de l’assemblée parisienne pour mettre en œuvre un dispositif doté de vingt millions d’euros. Ce programme vise à répondre aux inquiétudes soulevées par des signalements concernant le cadre périscolaire. L’adoption est intervenue à l’issue de discussions animées, une partie de l’opposition ayant questionné la clarté des informations fournies sur la gestion passée de ce dossier.

L’édile a présenté ce chantier comme la priorité initiale de son mandat. Il a reconnu un caractère structurel aux difficultés identifiées, évoquant soixante-dix-huit suspensions d’agents depuis le début de l’année, dont trente-et-une liées à des faits présumés à caractère sexuel. Il a assuré comprendre la préoccupation des familles.

Le plan validé comprend des actions immédiates. Elles portent sur une refonte des procédures de signalement et la création d’une unité spécialisée. La municipalité promet une information intégrale aux parents sur les conclusions des enquêtes administratives. Toute allégation conduira à une suspension préventive de l’agent mis en cause, avec interdiction définitive d’exercer auprès des enfants au sein des services municipaux.

Cette dernière disposition a suscité des réserves du syndicat Supap-FSU, qui redoute un climat de défiance et des décisions arbitraires. Une centaine d’agents s’est rassemblée devant l’Hôtel de ville pour réclamer des embauches substantielles.

Le volet formation constitue un axe majeur du dispositif. Il prévoit la création d’une école dédiée au périscolaire et la mise en place d’un corps de catégorie A, afin de professionnaliser une filière souvent fragilisée. Les maternelles bénéficieront d’un renfort d’éducateurs de jeunes enfants. Des aménagements physiques dans les locaux, comme aux abords des sanitaires, doivent également limiter les situations d’isolement entre un adulte et un enfant.

Une commission indépendante sera instituée pour établir un diagnostic exhaustif et formuler des propositions. Cette annonce n’a pas entièrement satisfait l’opposition. Certains élus ont réclamé une mission d’information et d’évaluation transpartisane, une option écartée par l’exécutif. D’autres ont estimé que l’analyse des dysfonctionnements à l’origine des incidents n’était pas suffisamment approfondie.

Parallèlement, une convention citoyenne sur les rythmes de l’enfant sera lancée, associant quatre-vingts parents tirés au sort. Ses conclusions sont attendues pour la fin du mois de juin. Le maire a indiqué qu’aucun scénario, y compris une remise en question de la semaine de quatre jours et demi instaurée en 2013, n’était exclu.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus