News
Paris en surchauffe les astuces désespérées des habitants pour un peu d’air
Les Parisiens vivent un enfer caniculaire avec des nuits record et des journées étouffantes. Pour survivre, ils modifient leurs habitudes et explorent…


Les Parisiens vivent un enfer caniculaire avec des nuits record et des journées étouffantes. Pour survivre, ils modifient leurs habitudes et explorent chaque recoin climatisé ou ombragé.
Le mercure frôle les 40°C et la capitale devient un four. Dans le métro, Élisa Ventura a avancé son départ d’une heure et demie pour échapper à la foule et à la chaleur. Chez elle, pas de ventilateur, juste une nuit blanche après la plus chaude jamais enregistrée en France. Son objectif est simple. Arriver au bureau climatisé avant que la rame ne soit bondée. Comme elle, des milliers de Parisiens réinventent leur quotidien pour tenir. Certains courent à l’aube, d’autres marchent sur les trottoirs en traquant l’ombre des immeubles. Les boulangeries affichent des citronnades maison. Les brumisateurs publics font le plein. Chacun cherche sa bulle d’air.
Les stratégies sont parfois surprenantes. Nathalie, 29 ans, a perdu son ventilateur. Alors elle entre dans l’église Saint-Germain-des-Prés pour quelques minutes de répit. Sur les réseaux sociaux, elle a repéré une autre solution. Passer l’après-midi chez Picard, le magasin de surgelés, pour profiter du froid. Mark Repasky, lui, a couru dès 6h30 sur les quais de Seine, car c’était la seule fenêtre avant la fournaise. Installé à Paris depuis longtemps, il recouvre ses fenêtres de papier aluminium et souffre un peu plus chaque été. Robert Bieber, touriste allemand, a renoncé au Louvre en voyant la file d’attente en plein cagnard. Il préfère garder ses forces pour des activités moins exposées. Même les mariés japonais en costume et robe blanche souffrent en silence devant le Palais-Royal. Ils n’ont que deux jours pour leur lune de miel, alors ils serrent les dents.
Dans les rues, les corps s’adaptent. Des Parisiens déambulent en maillot de bain et claquettes, comme à la plage. Olga Kuksa, Biélorusse de 43 ans, rit de se promener en deux pièces dans le Xe arrondissement. Mais le vrai refuge se trouve au canal Saint-Martin, où la baignade est autorisée depuis une semaine. Lucas Minthe, coach sportif, vient directement après le travail. Chez lui, sous les combles, le thermomètre affiche 45°C. Il plonge dans l’eau avec des bouées licorne, entouré d’ados en maillot de foot. Pour lui, c’est une question de survie. Le canal devient le seul endroit où tout le monde se mélange, jeunes, travailleurs, touristes. Le soir venu, beaucoup prévoient de dormir dans les parcs ouverts toute la nuit. La suivante s’annonce encore étouffante.





PolitiqueEn Ligne 6 joursLecornu apaise les lycéens et annonce une baisse du carburant



PolitiqueEn Ligne 4 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 1 jourMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 5 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus



Faits DiversEn Ligne 5 joursRima Hassan porte plainte après une vidéo où un fusil est braqué vers la caméra



ÉconomieEn Ligne 6 joursCarburant, la CGT serre les vannes dans les raffineries TotalEnergies



MondeEn Ligne 5 joursSantiago ensevelie sous la boue, un quartier cossu déclaré zone de catastrophe



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national rate sa journée à l’Assemblée, bloqué par la gauche et le centre








