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Onze vies fauchées lors d’une sortie en parachute le choc après le crash près de Nancy

Dimanche, un petit avion s’est écrasé près de Nancy, tuant onze personnes dont cinq moniteurs de parachutisme. Secouristes et psychologues sont mobilisés…

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Onze vies fauchées lors d’une sortie en parachute le choc après le crash près de Nancy

Dimanche, un petit avion s’est écrasé près de Nancy, tuant onze personnes dont cinq moniteurs de parachutisme. Secouristes et psychologues sont mobilisés face à un traumatisme immense, alors que des familles ont vu leurs proches mourir sous leurs yeux.

Dans la région de Nancy, l’émotion est encore brute. Un avion qui devait emmener des parachutistes s’est écrasé dimanche, ne laissant aucun survivant. Parmi les onze victimes, cinq étaient des moniteurs chevronnés. Les autres étaient des passagers, certains ayant reçu ce saut en cadeau d’anniversaire. Le choc est d’autant plus violent que plusieurs familles ont assisté à la scène. Le maire de Tomblaine, Hervé Ferron, s’est dit bouleversé par un drame « tellement injuste » et « brutal ». Dans la population locale, beaucoup cherchent à exprimer leur soutien spontanément, car comme le résume l’élu, tout le monde se dit que cela aurait pu leur arriver.

Les professionnels du soutien psychologique sont déjà sur place. Anne-Sophie Graviloff, de l’association France Victimes, explique que dans un premier temps, il faut gérer le deuil, puis accompagner les familles sur le long terme, à la fois sur le plan psychologique et juridique. Le chemin jusqu’au procès sera long. L’entreprise qui organisait la séance de parachutisme doit aussi être épaulée : elle a perdu six collègues en une seule journée. Quant aux proches, certains avaient offert ce saut comme un présent. Selon Mme Graviloff, cela peut générer une culpabilité terrible : offrir un cadeau à quelqu’un qu’on aime et le voir mourir à cause de ce cadeau. C’est le cas d’un couple qui avait offert ce saut à sa fille pour ses 20 ans.

Les visages des victimes commencent à émerger. Parmi les passagers, on trouve un lycéen de 18 ans, une étudiante en soins infirmiers de 20 ans, un infirmier libéral de Nancy, Damien Giacovelli, et Cynthia Vally, cheffe de bloc opératoire dans une clinique privée, qui avait elle aussi reçu ce saut en cadeau. Son directeur, Sébastien Portemer, parle de sidération, et son collègue Marc Fermaut se dit dévasté. Youssef El Idrissi, 48 ans, comptable et ancien joueur de volley professionnel, accompagnait souvent ses fils au basket. Les cinq moniteurs étaient eux aussi des passionnés de parachutisme. Davy Tellier, pompier professionnel de 53 ans, était un grand amateur. Albéric Moulès, trentenaire originaire de Nouvelle-Calédonie, avait multiplié les métiers d’aventure avant de devenir parachutiste professionnel il y a deux ou trois ans. Filip Kovacecic, 51 ans, comptait plus de 7 000 sauts. Pierre Graber se définissait comme « aventurier de la vie », également musicien et naturopathe. Anthony Planchon était instructeur et pilote professionnel, laissant derrière lui son épouse et son frère jumeau. La ville de Tomblaine proposera jeudi un temps de recueillement dans les écoles et les entreprises.

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