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Au Venezuela, les Américains accélèrent pour sauver des vies sous les décombres

Cinq jours après le double séisme qui a fait au moins 1 450 morts et des dizaines de milliers de disparus, les États-Unis envoient soldats et matériel.…

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Au Venezuela, les Américains accélèrent pour sauver des vies sous les décombres

Cinq jours après le double séisme qui a fait au moins 1 450 morts et des dizaines de milliers de disparus, les États-Unis envoient soldats et matériel. Sur place, l’espoir de retrouver des miraculés s’amenuise mais les secours tiennent bon.

Les États-Unis mettent les bouchées doubles. Lundi, Washington a annoncé un déploiement renforcé pour aider le Venezuela frappé par deux tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 le 24 juin. Près de 130 Marines sont déjà sur place, concentrés sur la réparation du port de La Guaira, près de la capitale Caracas. L’USS Fort Lauderdale, un navire amphibie, est ancré au large de cette ville côtière dévastée. Objectif permettre l’acheminement de fournitures vitales. L’aide financière américaine a été doublée, atteignant 300 millions de dollars pour les ONG et les agences onusiennes. Ces fonds doivent financer soins médicaux d’urgence, nourriture, eau, abris et soutien logistique.

Les images diffusées par les drones donnent le vertige des quartiers entiers rasés, des immeubles effondrés comme des châteaux de cartes. Les secouristes venus de 24 pays s’activent dans les gravats, sous les yeux des familles qui attendent un signe. Les autorités américaines saluent le travail des sauveteurs aux côtés de leurs partenaires vénézuéliens. Mais sur le terrain, la colère monte. Beaucoup accusent le gouvernement d’être lent et désorganisé. Les premiers jours, sans engins de chantier, les habitants ont fouillé les décombres à mains nues. Et l’accès à l’État de La Guaira est désormais réservé aux personnes munies d’un laissez-passer. Carlos Itriago, 27 ans, s’indigne il faut un permis pour sauver des vies.

Une nouvelle secousse de magnitude 4,6 a frappé lundi matin, ravivant la peur. « La panique a été horrible », raconte Fernan Hernandez, 57 ans, dont le frère est toujours sous les décombres. Le bilan officiel pourrait encore s’alourdir. Les Nations unies estiment le nombre de disparus à environ 50 000. Les dégâts matériels sont évalués à près de 7 milliards de dollars, soit 6 % du PIB du pays. Le Venezuela, déjà affaibli par une grave crise économique et politique, voit ses infrastructures s’effondrer. L’aéroport principal est endommagé. Les secouristes étrangers continuent de poster des vidéos de sauvetages émouvantes, mais le temps presse au-delà de 72 heures, les chances de retrouver des survivants s’évanouissent. Pourtant, des bénévoles comme Eduardo Cardozo, ouvrier agricole venu donner un coup de main, refusent d’abandonner. « Nous sommes toujours là à attendre pour voir si nous pouvons encore faire sortir quelqu’un », dit-il.

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