Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Nigel Farage garde son siège à Clacton dans une élection hors normes

Il a lui-même provoqué ce scrutin pour prouver sa légitimité. Il l’emporte, mais face à un adversaire déguisé en poubelle et sans les grands partis.

Article

le

Nigel Farage garde son siège à Clacton dans une élection hors normes

Il a lui-même provoqué ce scrutin pour prouver sa légitimité. Il l’emporte, mais face à un adversaire déguisé en poubelle et sans les grands partis.

Nigel Farage a retrouvé son mandat de député vendredi. Le chef de Reform UK avait pourtant démissionné le mois dernier pour déclencher un vote anticipé dans sa circonscription de Clacton, au nord-est de Londres. Un pari audacieux pour repartir de zéro. Il l’a remporté avec 22.239 voix, un score qui lui laisse une confortable avance.

Mais cette victoire a un goût étrange. Les principales formations politiques ont boycotté le scrutin. Ni les conservateurs, ni les travaillistes, ni d’autres partis établis n’ont présenté de candidat. Du coup, l’opposition s’est résumée à des personnages satiriques et des indépendants. Le plus visible était le « Comte Tête-de-poubelle », une créature délirante imaginée par l’humoriste Jonathan Harvey, avec son cape et son casque en forme de benne à ordures. Il a recueilli 9.455 voix, un résultat qui permet de mesurer le caractère singulier de l’élection.

Pourquoi Farage s’est-il lancé dans ce jeu risqué? Il sortait affaibli d’une affaire embarrassante. Il avait omis de rendre public un don de cinq millions de livres en sa faveur, un manquement qui a éclaboussé sa crédibilité. En convoquant les électeurs de Clacton, il espérait laver cette tache et afficher une nouvelle autorité. Il l’a obtenue, mais dans des conditions très particulières.

Ce scrutin ne change donc pas la donne politique nationale. Une victoire contre un comte déguisé en poubelle a moins de poids qu’un succès face à des adversaires sérieux. Farange ressort de l’épreuve avec son siège, mais la polémique sur le don continue de flotter au-dessus de lui. Sa réélection prouve surtout qu’il reste le maître dans sa circonscription, pas qu’il a retrouvé une assise plus large.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus