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Nouveaux documents embarrassants pour le Premier ministre britannique

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La publication d’une série de documents liés à la nomination controversée de Peter Mandelson menace d’accentuer la crise politique à Downing Street.

Le gouvernement britannique doit dévoiler lundi une nouvelle tranche d’archives relatives à la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington. Ces pièces, dont le contenu est déjà jugé compromettant pour Keir Starmer, interviennent alors que le Premier ministre tente de conserver son poste.

Fragilisé depuis des mois par sa décision de nommer en 2024 cette ancienne figure du Labour malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, le chef du gouvernement a fini par limoger Mandelson en septembre. Face aux pressions, le Parlement a exigé la transparence sur les échanges ayant conduit à cette nomination puis à la révocation.

Une première publication en mars avait déjà révélé que Keir Starmer avait été averti du “risque réputationnel” posé par les relations de Mandelson avec Epstein. La nouvelle série devrait inclure des messages entre l’intéressé et des membres de l’exécutif ainsi que des hauts fonctionnaires.

Selon des informations concordantes, ces documents contiendraient des critiques acerbes émanant de plusieurs ministres à l’encontre du Premier ministre. Le ministre de la Santé, James Murray, a qualifié cet exercice de transparence “d’inédit” sur la chaîne Sky News.

Pour se défendre, Keir Starmer affirme que Peter Mandelson lui a menti sur la nature de ses liens avec Jeffrey Epstein. Il assure ne pas avoir été informé que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Mandelson malgré un avis défavorable du service de vérification des antécédents.

La synthèse de cet avis ne sera toutefois pas publiée, la police ayant demandé son retrait. Une enquête a été ouverte contre l’ancien ministre, soupçonné d’avoir transmis des documents sensibles à Epstein lorsqu’il était en fonction entre 2008 et 2010.

Keir Starmer a présenté des excuses à plusieurs reprises mais refuse de démissionner, malgré les appels venant même de son propre camp. La lourde défaite du Labour aux élections locales de mai a encore affaibli sa position, et des manœuvres pour l’écarter de Downing Street sont en cours.

Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, l’un de ses principaux rivaux, tentera d’être élu député lors d’une législative partielle en juin, première étape vers une possible candidature interne pour remplacer Keir Starmer à la tête du parti.

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