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Mondial: Argentine-France, finale trois étoiles

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Deux fois sacrées, l’Argentine et la France briguent dimanche (16h00) une troisième étoile planétaire en finale du Mondial-2022, un sommet d’anthologie entre l’astre Lionel Messi et la comète Kylian Mbappé pour refermer en apothéose un tournoi atypique et décrié au Qatar.

Dans la galaxie du football, c’est un moment d’histoire. Comme un passage de relais, l’Argentin aux sept Ballons d’Or veut remporter à 35 ans le seul trophée qui lui manque, quand le prodige français vise un deuxième sacre d’affilée avant ses 24 ans, comme le Brésilien Pelé en 1962.

Avant ce choc en hautes sphères, la journée de samedi offre au Maroc, équipe surprise du tournoi, une dernière mise en orbite contre la Croatie pour la troisième place (16h00). Mais à Doha, les regards sont déjà tournés vers la finale de dimanche.

Euphorique, l’Albiceleste voit affluer des milliers de fans dans l’émirat, dont beaucoup cherchent encore un billet, entre inquiétude et colère. La France, elle, s’inquiète pour ses champions du monde, rattrapés par un mystérieux virus qui a mis sur le flanc, tour à tour, cinq titulaires potentiels.

Kingsley Coman, joker N.1 en attaque, est touché comme Ibrahima Konaté et Raphaël Varane, la charnière défensive de la demi-finale face au Maroc (2-0). Tous trois souffrent à des degrés divers d’un syndrome viral que l’encadrement se refuse à nommer.

« Une petite grippe », comme le glisse Randal Kolo Muani ? Ou un simple « coup de froid », comme le martèlent plusieurs sources proches des Bleus ? Avec un jour de repos de moins que les Argentins après les demi-finales, la situation est complexe.

« Cocktail parfait »

Dans la douceur du mois de décembre au Qatar, la fièvre va se propager dimanche dans les travées du stade Lusail. L’enceinte flambant neuve de près de 90.000 places symbolise la démesure de l’émirat gazier, premier pays-hôte moyen-oriental du Mondial visé par de nombreuses polémiques extra-sportives.

« C’est une finale à 50/50 », remarque Mario Kempes, champion du monde 1978 avec l’Argentine. Le vainqueur français de 1998, Youri Djorkaeff, prolonge: « Il y a tous les ingrédients. Les fans argentins sont incroyables et puis il y a la grinta, la qualité, le coeur, l’effort, le panache des Bleus… Quand on prend les deux équipes et qu’on les met dans un +shaker+, on obtient le cocktail parfait. »

Le « cocktail » est sans alcool – la vente est strictement encadrée au Qatar -, mais pas sans saveur: à lui seul, le duel Mbappé-Messi fait saliver les amateurs de foot, de sport, d’histoire et de statistiques.

Les deux superstars, qui font équipe sous bannière qatarie au Paris SG, se partagent la tête du classement des buteurs du Mondial avant la finale, avec cinq unités. Le vainqueur filera tout droit vers le Ballon d’Or, un huitième pour Messi ou le premier pour Mbappé.

« Il ne fait pas partie des meilleurs joueurs du monde pour rien. On va faire en sorte de limiter au maximum son influence », a prévenu Didier Deschamps, capitaine de la première étoile en 1998, sélectionneur de la deuxième en 2018 en Russie.

« Dernière chance »

Eliminés dès les huitièmes de l’Euro en 2021, privés au Qatar d’une demi-douzaine de cadres blessés, dont Karim Benzema, et désormais amoindris par ce virus, les Bleus sont des rescapés avant de retrouver l’Argentine, battue 4-3 en huitièmes de l’édition 2018.

Mais dans l’adversité a émergé un guide, Antoine Griezmann, ex-attaquant réinventé en « petit prince » du milieu, prêt à tous les sacrifices et à toutes les souffrances pour ses partenaires de longue date, le calme Raphaël Varane, l’insubmersible Olivier Giroud et l’increvable Hugo Lloris.

En quête d’un deuxième titre comme capitaine, prouesse inédite, le gardien respecte l’adversaire, « compétitif tout le long de cette compétition » et qui possède dans ses rangs « ce joueur, Messi, qui a marqué l’histoire de notre sport ».

Pour présider à la table des légendes argentines, avec à ses côtés feu Diego Maradona, sacré en 1986, « La Pulga » n’a besoin que de cet ultime trophée: « Il sait que c’est sa dernière chance », souligne Pablo Zabaleta, son partenaire au Mondial-2014.

Contrairement à sa première finale perdue cette année-là après prolongation contre l’Allemagne, Messi semble entouré au Qatar par une colonie de guerriers, de Leandro Paredes à Nicolas Otamendi, en passant par Julian Alvarez, révélation offensive avec quatre buts, comme Giroud.

Connaîtra-t-il la gloire du « Pibe de Oro » ? Ou sortira-t-il entre larmes et solitude, comme Cristiano Ronaldo, l’autre légende de son siècle ? « Leo » Messi détient une partie de la réponse. La France et Kylian Mbappé ont l’autre.

France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l’Open d’Australie

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l'Open d'Australie

Novak Djokovic est qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie. Le Serbe a balayé Andrey Rublev, ce mercredi sur la Rod Laver Arena (6-1, 6-2, 6-4), et affrontera Tommy Paul pour une place en finale.

Novak Djokovic a une fois de plus récité son tennis, ce mercredi sur la Rod Laver Arena. Deux jours après avoir surclassé Alex de Minaur (6-2, 6-1, 6-2), le Serbe n’a laissé aucune chance à Andrey Rublev, trop tendre, en quart de finale de l’Open d’Australie (6-1, 6-2, 6-4) et affrontera l’Américain Tommy Paul, tombeur plus tôt de son compatriote Ben Shelton (7-6, 6-3, 5-7, 6-4), pour une place en finale. Il se qualifie pour sa dixième demi-finale à Melbourne.

L’ancien numéro 1 mondial, de retour cette année en Australie après y avoir été exclu en 2022, a une nouvelle fois prouvé qu’il était le grand favori pour succéder à Rafael Nadal. Il n’a concédé que deux balles de break au Russe dans la première manche, mais a su, comme souvent, hausser le ton au bon moment au service. Surtout, il menait déjà 5-1, après avoir converti deux de ses sept balles de break.

26 victoires de suite à Melbourne

Il faut dire que, quand la première ne passait pas pour Rublev, le point était quasi systématiquement remporté par Djokovic (19/28). Fatal pour le 6e mondial, dépassé et qui a été bien trop imprécis pour espérer créer l’exploit (29 fautes directes). Le scénario de la deuxième manche était similaire à celui de la première : le Serbe a fait la différence sur le service adverse et s’est montré solide pour écarter trois balles de break.

Djokovic a breaké d’entrée dans le troisième set et a géré sans trembler son avance, pour conclure sur sa première balle de match, en un peu plus de deux heures de jeu. Parfois étonnamment agacé, malgré une rencontre maîtrisée, le Serbe remporte un vingt-sixième de rang à l’Open d’Australie et égale la série d’Andre Agassi. On voit mal comment Tommy Paul pourrait l’empêcher d’effacer ce record.

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

Le président (en retrait) de la Fédération française de rugby Bernard Laporte a été placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravé.

Bernard Laporte mêlé à une nouvelle affaire ! Alors qu’il a fait appel de sa condamnation (entre autres) à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer toute fonction en lien avec le rugby pour corruption passive et le trafic d’influence au profit de Mohed Altrad, le président de la Fédération française de rugby, qui s’est mis en retrait de la FFR le 7 janvier, se retrouve en garde à vue.

Le journal L’Equipe révèle en effet ce mardi que le dirigeant de 58 ans a été placé en garde à vue, ainsi que deux autres personnes, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé », dans une affaire qui n’est pas du tout liée à celle communément appelée « affaire Laporte-Altrad ». « Une enquête préliminaire a été ouverte en août 2020 et confiée au Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) », précise le quotidien sportif.

Selon divers sites spécialisés dans le droit, un particulier coupable de blanchiment de fraude fiscale peut être condamné au maximum à 375 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement, mais les peines sont doublés si le blanchiment est aggravé, c’est-à-dire « commis de façon habituelle, ou utilisant les facilités de l’exercice d’une activité professionnelle ou en bande organisée. »

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