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Économie

Micro-entreprise ou portage salarial le duel que tout freelance doit connaître

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3 millions de Français ont choisi la micro-entreprise contre 200 000 pour le portage salarial. Mais le statut le plus rentable n’est pas forcément le plus protecteur.

Si vous travaillez en indépendant pour une ou plusieurs entreprises, deux options principales s’offrent à vous. La micro-entreprise et le portage salarial, deux façons d’exercer la même activité avec des conséquences très différentes sur votre portefeuille et votre sécurité. Côté rentabilité, la micro-entreprise l’emporte haut la main. Les cotisations sociales y sont limitées à 21,2% du chiffre d’affaires pour les prestations commerciales et artisanales, et à 25,6% pour les autres services. En portage salarial, les charges engloutissent entre 45 et 55% de votre revenu brut, frais de gestion et cotisations comprises. Pour un travailleur qui cherche à maximiser son revenu disponible, le choix semble évident.

Mais l’argent ne fait pas tout. La protection sociale change radicalement la donne. En portage salarial, vous êtes salarié de la société de portage, ce qui vous donne droit à la même couverture qu’un employé classique. Retraite, assurance chômage, mutuelle santé, prévoyance, parfois même épargne salariale, tout est pris en charge en tout ou partie par l’employeur. Le micro-entrepreneur, lui, doit gérer seul ces frais. Sa mutuelle lui coûte entre 80 et 150 euros par mois, son assurance responsabilité civile professionnelle entre 200 et 500 euros par an. Il doit aussi prévoir une prévoyance individuelle et des outils de gestion adaptés. Autant de charges qui grèvent son bénéfice net et qu’il doit anticiper.

La sécurité ne s’arrête pas là. En portage salarial, pas de numéro SIRET à obtenir, pas de Cotisation foncière des entreprises à payer, pas d’immatriculation compliquée. L’accès au crédit bancaire est bien plus simple car vos revenus sont jugés stables par les banques. En micro-entreprise, le droit au chômage n’existe pas et la protection sociale reste faible. Les banques hésitent souvent à prêter à des revenus jugés trop fluctuants. Le choix entre ces deux statuts dépend donc surtout de votre appétit pour le risque. Certaines grandes entreprises imposent d’ailleurs le portage salarial à leurs prestataires, refusant de travailler avec des micro-entrepreneurs. Avant de vous lancer, pesez bien ce que vous êtes prêt à sacrifier rentabilité immédiate contre tranquillité de long terme.

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