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Mélenchon met la gauche au défi de le suivre ou de se taire

Le leader insoumis a réuni 26 000 personnes à Saint-Denis pour son premier meeting. Il s’impose comme la seule option crédible à gauche et prévient ceux…

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Mélenchon met la gauche au défi de le suivre ou de se taire

Le leader insoumis a réuni 26 000 personnes à Saint-Denis pour son premier meeting. Il s’impose comme la seule option crédible à gauche et prévient ceux qui feraient barrage.

Sous un soleil de plomb, sur le bitume de la place Victor Hugo, Jean-Luc Mélenchon a frappé fort. Devant une foule dense, il a lancé un message clair à ses concurrents de gauche. La primaire unitaire est morte, a-t-il tranché. Chaque voix devra se concentrer sur lui dès le premier tour, sinon gare aux conséquences. Son bras droit, Manuel Bompard, a tendu la main aux écologistes et aux communistes en les invitant à rejoindre la campagne. Mais le ton était ferme. Mélenchon sait que les sondages le placent aux portes du second tour, même s’ils prédisent une défaite face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Alors il joue la carte de l’efficacité, face à une gauche encore empêtrée dans ses divisions.

Le tribun a aussi profité de ce meeting pour dérouler ses grandes idées. Il a dénoncé un « suprémacisme » du RN qui divise les Français par ethnie et religion. Face à cela, il a vanté une « Nouvelle France » métissée et urbaine, incarnée par une oratrice d’origine malienne devant la basilique des rois. « On est chez nous », a-t-il lancé, détournant une formule habituellement réservée à l’extrême droite. Côté programme, il a promis une planification écologique avec des régions redécoupées autour des bassins versants. Il a aussi assuré que la Nouvelle-Calédonie irait vers l’indépendance, et offert une autonomie étendue à la Corse, aux Antilles et à la Réunion, « sans tabou ».

Pour finir, Mélenchon a reçu le soutien des écrivains Annie Ernaux et Eric Vuillard, qui ont salué son programme de vie. Ce meeting était le premier d’une série. Raphaël Glucksmann rassemblera ses troupes le 13 juin, Bruno Retailleau le 20, et Edouard Philippe le 5 juillet. La bataille des meetings ne fait que commencer. Mais Mélenchon veut croire que la sienne est déjà lancée, et qu’il ne laissera personne lui barrer la route.

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