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Maud Bregeon défend le garde des Sceaux et retourne la question aux opposants

Alors que des voix réclament la démission de Gérald Darmanin après l’affaire Lyhanna, la porte-parole du gouvernement estime que son départ ne résoudrait…

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Maud Bregeon défend le garde des Sceaux et retourne la question aux opposants

Alors que des voix réclament la démission de Gérald Darmanin après l’affaire Lyhanna, la porte-parole du gouvernement estime que son départ ne résoudrait rien.

La pression monte sur le ministre de la Justice. Dans le sillage du drame qui a secoué l’opinion, plusieurs responsables politiques lui demandent de quitter son poste. Mais mercredi 10 juin, Maud Bregeon a choisi de monter au créneau pour le défendre. Face aux caméras de Public Sénat, elle a posé une question qui résume sa position. À quoi servirait concrètement une démission face aux erreurs commises dans cette affaire ?

La porte-parole du gouvernement a insisté sur la sincérité du ministre. Elle a souligné qu’il avait présenté des excuses au nom de l’institution judiciaire, un geste qu’elle juge rare et courageux. Selon elle, Gérald Darmanin a reconnu des dysfonctionnements graves sans chercher à se cacher. Il assume, alors même qu’il ne peut pas intervenir dans des décisions individuelles de justice. Pour Maud Bregeon, cette attitude mérite du respect, pas des appels au départ.

Du côté de l’opposition, les positions sont partagées. La France insoumise réclame ouvertement la démission du ministre. Mais Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a nuancé le propos. Pour elle, le départ de Gérald Darmanin ne changera pas le sort des enfants vulnérables. Elle a toutefois ajouté une pique personnelle en rappelant qu’il ne devrait pas être en poste, faisant référence à une ancienne enquête pour viol qui s’est soldée par un non-lieu.

Emmanuel Macron a lui aussi réagi lors du Conseil des ministres. Le chef de l’État a reconnu des dysfonctionnements évidents dans l’affaire Lyhanna. Il a estimé que ce drame mettait à l’épreuve la confiance des citoyens dans les institutions. Mais il a appelé à la retenue. Selon lui, la précipitation et la démagogie ne sont pas à la hauteur de la situation. Il faut du respect, du soutien et de la décence, a-t-il insisté. Pas de réponse émotive à un drame qui mérite bien plus que des réactions politiques.

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