Nous rejoindre sur les réseaux

News

Marylise Léon lance un avertissement sévère à l’extrême droite

La secrétaire générale de la CFDT a profité de l’ouverture du congrès à Bordeaux pour dénoncer une montée des attaques contre les syndicats et la…

Article

le

Marylise Léon lance un avertissement sévère à l'extrême droite

La secrétaire générale de la CFDT a profité de l’ouverture du congrès à Bordeaux pour dénoncer une montée des attaques contre les syndicats et la démocratie. Elle appelle son camp à riposter par l’action syndicale.

Devant 1 630 délégués réunis au Parc des expositions de Bordeaux, Marylise Léon a fait un constat sans détour. Depuis 2022, la démocratie française a été ébranlée par une succession de chocs, de la loi immigration à la dissolution de l’Assemblée, en passant par une instabilité gouvernementale chronique. La dirigeante syndicale a aussi évoqué des menaces directes contre les libertés syndicales, des locaux vandalisés, des insultes et des intimidations. Pour elle, ce climat nourrit la progression de l’extrême droite, qu’elle refuse de considérer comme un adversaire banal. C’est l’opposé même des valeurs fondatrices de la CFDT, née pour l’émancipation des travailleurs.

La cheffe du premier syndicat français a aussi attaqué l’extrême droite sur le terrain climatique. Alors que le mercure frôlait les 40 degrés à l’extérieur du congrès, elle a dénoncé ceux qui nient le réchauffement et méprisent la science. Quand les faits deviennent relatifs, a-t-elle prévenu, les droits le deviennent aussi. Pour contrer cette dérive, la CFDT proposera la création d’une sixième branche de la Sécurité sociale dédiée aux risques climatiques. Une réponse concrète à un déni dangereux.

Mais le congrès ne se limite pas aux grandes déclarations politiques. Marylise Léon a fixé des chantiers internes pour moderniser le syndicat et attirer les jeunes, avec des conventions d’adhérents inspirées des conventions citoyennes. Sans cette réinvention, prévient-elle, le syndicalisme risque de se replier sur lui-même et de perdre en influence. Sur le dossier des salaires, elle a admis un bilan insuffisant. L’accord de partage de la valeur signé en 2023 avec le patronat reste trop peu appliqué. De quoi justifier, selon elle, une mobilisation syndicale encore plus forte à dix mois de la présidentielle.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus