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Marion Maréchal tend la main à Bruno Retailleau et le met au défi

L’eurodéputée estime que rien d’idéologique ne sépare le candidat LR du camp national. Entre critiques du RN et attaques de LFI, le chemin de Retailleau…

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Marion Maréchal tend la main à Bruno Retailleau et le met au défi

L’eurodéputée estime que rien d’idéologique ne sépare le candidat LR du camp national. Entre critiques du RN et attaques de LFI, le chemin de Retailleau s’annonce semé d’embûches.

Dimanche, Marion Maréchal a clairement envoyé un signal au patron des Républicains. Sur BFMTV, elle s’est demandé ce qui, sur le fond, empêcherait une alliance entre elle et Bruno Retailleau. Selon elle, seuls des calculs électoraux et des logiques partisanes bloquent ce rapprochement. Elle voit dans la menace du Nouveau Front Populaire une raison urgente de dépasser ces querelles. « Quand on est à 8% dans les sondages, on en tire les conclusions », a-t-elle lancé, visant directement les faibles intentions de vote du candidat LR.

Cette main tendue n’a pas fait l’unanimité au sein de l’extrême droite. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a sèchement répondu que les Français préfèrent l’original à la copie. Il a qualifié le bilan de Retailleau au ministère de l’Intérieur de « pathétique ». Selon lui, le candidat LR tient un discours lors de ses meetings mais agit à l’inverse une fois au gouvernement. Résultat : une crédibilité en berne, selon le RN.

De son côté, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a aussi attaqué Bruno Retailleau. En cause : les propos tenus lors du meeting de lancement, où le candidat a accusé LFI de défendre « un nouvel antisémitisme » lié à « l’islamo-gauchisme ». Bompard a jugé ces attaques indignes d’un ancien ministre. Il ajoute que Retailleau, coincé autour de 9% dans les intentions de vote, est « au fond du gouffre » et « en mal d’existence ». La droite républicaine est donc prise en étau entre les appels à l’union venus de l’extrême droite et les critiques acerbes de la gauche radicale.

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