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Société

Marine Tondelier dévoile son programme pour une santé environnementale intégrée

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La candidate écologiste à la présidentielle propose un livret de mesures visant à faire de la santé environnementale un droit fondamental. Son approche, baptisée One Health, relie santé humaine, animale et écologique.

Marine Tondelier a présenté samedi un ensemble de propositions pour ce qu’elle nomme la « sécurité à 360 degrés ». Selon la secrétaire nationale des Écologistes, cette sécurité ne se limite pas à l’ordre public mais englobe la capacité de vivre dans un environnement qui ne rend pas malade. Elle souhaite que l’espérance de vie en bonne santé devienne le nouveau référentiel de l’action publique.

Dans ce document, elle prévoit un nouveau pacte agricole entre l’État et les exploitants. Ce pacte organiserait la sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés d’ici 2050, avec un fonds de transition pour accompagner les agriculteurs vers l’agroécologie. Pour lutter contre la malbouffe, elle suggère d’interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires, ainsi que les publicités télévisées pour les produits trop sucrés ou trop salés avant 21 heures.

La candidate écologiste entend également bannir les perturbateurs endocriniens, les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, ainsi que les polluants éternels de type PFAS, de tous les produits du quotidien comme l’alimentation, les textiles, les protections hygiéniques et les cosmétiques. Elle propose aussi de garantir un accès à la nature via une stratégie nommée « 300/30/3 » : chaque citoyen devrait pouvoir rejoindre un espace vert à moins de 300 mètres de son domicile, au moins 30 % du territoire de chaque quartier devrait être couvert de végétation en été, et chacun devrait voir au moins trois arbres depuis son logement.

Sur le plan fiscal, Marine Tondelier prône une TVA verte et la création d’un fonds national d’indemnisation et de dépollution, alimenté par les entreprises les plus polluantes, en appliquant systématiquement le principe pollueur-payeur. Elle souhaite aussi généraliser les régies publiques de l’eau et favoriser le temps passé à l’extérieur, par exemple en développant des initiatives telles que l’école en plein air. Au début du mois de mai, elle avait déjà proposé un congé payé climatique de cinq jours par an pour faire face aux vagues de chaleur.

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