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Société

Marche contre l’antisémitisme : qui sera présent dimanche à Paris ?

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Marche contre l'antisémitisme : qui sera présent dimanche à Paris ?

Divisions et dilemmes politiques marquent la préparation de la grande manifestation de dimanche contre l’antisémitisme.

Dans un contexte de recrudescence alarmante d’actes antisémites en France, une grande marche civique est prévue ce dimanche, à l’initiative des présidents du Sénat, Gérard Larcher, et de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Cet événement, conçu comme un symbole fort de l’unité nationale contre l’antisémitisme, se trouve néanmoins au cœur de vifs débats politiques.

Les formations politiques françaises se positionnent diversement face à cette initiative. Tandis que certains confirment leur participation, d’autres, comme la France Insoumise, optent pour le boycott, notamment en réaction à la présence annoncée du Rassemblement national (RN). Le gouvernement, représenté par la Première ministre Élisabeth Borne et le porte-parole Olivier Véran, a exprimé des réserves quant à la participation du RN, soulignant que le parti « n’a pas sa place » dans une telle manifestation.

Le président Emmanuel Macron, actuellement en réflexion sur sa participation, a mis en garde dans un discours contre l’amalgame entre le soutien aux Juifs et le rejet des musulmans, une critique implicite à l’extrême droite. Stéphane Séjourné, de Renaissance, a également émis des réserves sur la présence du RN.

Diverses personnalités politiques, dont les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Manuel Valls, ainsi que le président des Républicains Éric Ciotti, confirment leur présence. Nicolas Sarkozy, ancien président, participera également, tout comme Marine Le Pen, qui a appelé ses électeurs à se joindre à la marche. Elle a par ailleurs défendu une « séparation » avec le passé controversé du parti, fondé par son père Jean-Marie Le Pen, connu pour ses propos antisémites.

Dans ce contexte complexe, la marche de dimanche se profile comme un moment clé pour la société française, oscillant entre le désir d’unité face à l’antisémitisme et les tensions politiques internes.

Société

Manifestation Anti-RN : La rue se mobilise contre l’extrême-droite

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Manifestation Anti-RN : La rue se mobilise contre l'extrême-droite

Des milliers de manifestants attendus ce week-end dans un climat de tensions politiques et sociales après la dissolution de l’Assemblée nationale.

Moins d’une semaine après la dissolution de l’Assemblée nationale, les opposants à l’extrême droite se préparent à descendre dans les rues de toute la France ce samedi. À l’appel des syndicats, des associations et de la coalition de gauche du « Nouveau Front populaire », ces manifestations visent à dénoncer les récentes avancées du Rassemblement National (RN) et à afficher leur opposition à la montée en puissance de l’extrême droite.

Dès vendredi soir, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes, avec des violences à Lyon qui ont fait quatre blessés, dont trois policiers selon la préfecture. Environ 200 manifestations sont prévues durant le week-end, en prélude aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Les mobilisations débuteront dès samedi matin à Bayonne, Toulon et Valenciennes, tandis qu’à Paris, le cortège s’élancera à 14h00 du traditionnel itinéraire République-Bastille-Nation. Lyon, quant à elle, défilera dimanche.

Des sources policières estiment que 300 à 350.000 personnes sont attendues à travers le pays, dont 50.000 à 100.000 dans la capitale, mobilisant ainsi 21.000 policiers et gendarmes. « Il faut bien entendu que cette journée puisse se dérouler comme on a réussi à le faire sur les retraites, sans violence », a déclaré Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, dans une interview au Parisien.

Cinq syndicats (CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires) appellent à la mobilisation. D’autres, comme FO, CFE-CGC et CFTC, mettent en avant leur neutralité politique pour ne pas appeler à manifester, bien que certaines de leurs fédérations, comme celle de l’éducation chez FO, participeront aux défilés.

« Il y a besoin d’un sursaut démocratique », a souligné Marylise Léon, qui appelle à voter « pour n’importe quelle bannière face au RN ». Hervé Aussel, secrétaire général CFDT Haute-Garonne, ajoute : « Un samedi, au vu de la situation qu’on est en train de vivre en France, il devrait y avoir beaucoup de monde ».

Les leaders de la gauche, qui avaient appelé dès lundi soir à rejoindre les cortèges, pourront y mesurer la popularité du Nouveau Front Populaire, une coalition électorale réunissant les principaux partis de gauche, des Insoumis à Place publique, en passant par le Parti socialiste. Cette union, scellée cette semaine, a donné naissance à un programme commun. Cependant, des divergences internes ont déjà émergé, notamment avec l’investiture d’Adrien Quatennens par La France Insoumise (LFI), tandis que des figures historiques du parti comme Danielle Simonnet, Alexis Corbière ou Raquel Garrido n’ont pas été reconduites.

Le président Emmanuel Macron, depuis le sommet du G7 en Italie, a critiqué cette coalition, jugeant que leur programme économique représente un « très grand danger » pour la France. Jordan Bardella, leader du RN, a également fustigé cette alliance, tout en dénonçant les manifestations prévues ce week-end comme étant des appels « extrêmement dangereux » à l’insurrection.

Depuis la dissolution, des manifestations et rassemblements ont lieu quasi-quotidiennement, rappelant les mobilisations historiques telles que celle du 1er mai 2002. Les partis finalisent leurs listes de candidats d’ici dimanche, date limite du dépôt des candidatures, tandis que la Bourse de Paris a enregistré sa pire semaine depuis mars 2022, signe de l’incertitude entourant ce scrutin.

Les regards seront tournés ce week-end vers les rues de France, où des milliers de citoyens exprimeront leur opposition à l’extrême droite et leur désir de changement politique.

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France

Bac 2024 : début des épreuves avec l’écrit de français pour 535.000 élèves

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Bac 2024 : début des épreuves avec l'écrit de français pour 535.000 élèves

Quelque 535.000 élèves de classe de première générale ou technologique passent vendredi l’écrit de français, coup d’envoi du bac 2024 qui se poursuivra mardi avec la philosophie pour les lycéens de terminale.

Pour l’épreuve de français, qui commencera à 08H00 (jusqu’à 12H00), 390.129 candidats sont inscrits en voie générale et 145.294 en voie technologique. Ils devront choisir entre une dissertation et un commentaire de texte pour le bac général, et entre un commentaire et une contraction de texte associée à un essai pour le bac technologique.

La dissertation, et l’essai en filière technologique, portent sur un texte au programme, qui est construit autour des quatre grands genres littéraires: roman, poésie, théâtre et littérature d’idées. Pour chaque genre, les élèves ont étudié une œuvre, parmi trois proposées. Ont pu ainsi être étudiés « Manon Lescaut » (1731) de l’Abbé Prévost, « La Peau de chagrin » (1831) de Balzac ou « Sido » (1929) de Colette pour le roman; « Le Cahier de Douai » (1893) d’Arthur Rimbaud, « La Rage de l’expression » (1952) de Francis Ponge ou « Mes forêts » (2021) d’Hélène Dorion pour la poésie.

Pour la littérature d’idées, sont au programme « Gargantua » (1534) de Rabelais, « Les Caractères » (1688) de La Bruyère et la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » (1791) d’Olympe de Gouges. Pour le théâtre, étaient proposés cette année « Le Malade imaginaire » (1673) de Molière, « Les Fausses confidences » (1737) de Marivaux et « Juste la fin du monde » (1990) de Jean-Luc Lagarce.

L’épreuve écrite de français compte coefficient 5 en voie générale et technologique. Cet écrit sera suivi d’un oral de français, doté également d’un coefficient 5 et qui porte sur les mêmes textes. Les dates de l’oral sont fixées par chaque académie. Le nombre de textes au programme pour cette épreuve a été ramené de 20 à 16 cette année en voie générale.

Les élèves de terminale commenceront les épreuves écrites du bac mardi matin avec la philosophie. Ils passeront ensuite les épreuves écrites de spécialité du 19 au 21 juin, puis le grand oral entre 24 juin et le 3 juillet.

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France

Nouveau Front populaire : la gauche scelle l’union et annonce un « programme de gouvernement »

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Nouveau Front populaire : la gauche scelle l'union et annonce un "programme de gouvernement"

Le « Nouveau Front populaire » de la gauche française présente un programme de gouvernement commun pour les législatives anticipées, marqué par une intense négociation et des attentes d’union, malgré quelques dissensions internes.

Un ouf de soulagement à gauche : après quatre jours d’intenses négociations entre ses principaux partis, le « Nouveau Front populaire » a annoncé avoir scellé un « programme de gouvernement » pour accompagner des « candidatures uniques » aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

« Nous avons réussi. Une page de l’Histoire de France s’écrit », s’est réjoui sur X le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué « un événement politique considérable en France ». « Le changement est en route », a tweeté le chef des communistes Fabien Roussel alors que la patronne des Écologistes Marine Tondelier a estimé qu’une « immense attente d’union s’est exprimée. Avec des candidatures et un programme commun ».

Cependant, Raphaël Glucksmann, en tête de la gauche pour les européennes, reste muré dans le silence. « C’est compliqué », a commenté un de ses proches, interrogé pour savoir si Place publique validait le programme. Le mouvement de l’essayiste avait pourtant bien signé l’accord de principe trouvé entre les différentes formations de gauche du « Nouveau Front populaire » dès lundi soir.

Une conférence de presse commune entre les différentes formations de gauche devrait avoir lieu vendredi. Les partis de gauche scellent ainsi une nouvelle alliance, deux ans après la création de la Nupes, qui, après beaucoup de désaccords entre ses membres, avait fini par éclater après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.

François Hollande, pourtant très critique du style et de la ligne de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, a dit sur TF1 approuver ce « Nouveau Front populaire ». Après quatre jours de tractations, les voyants étaient au vert pour que cette communication commune se fasse jeudi. « On va atterrir, il y a une vraie avancée », expliquait en début d’après-midi un négociateur socialiste alors que les différents responsables de gauche étaient réunis au QG des Écologistes.

Dans la matinée, la tonalité était pourtant bien différente, les discussions semblant alors achopper sur la répartition des circonscriptions et certains points du programme. « Il y avait une crainte pour que nous n’y parvenions pas », avait reconnu Fabien Roussel au journal de 13h00 de TF1. Mais « à l’heure où je vous parle, je suis beaucoup plus optimiste, et nous devrions normalement pouvoir tenir l’engagement que nous avons pris ici en début de semaine », de constituer une nouvelle alliance de gauche pour lutter contre l’extrême droite lors des législatives, avait ajouté le patron des communistes.

En milieu de journée, un responsable socialiste racontait que la réunion sur le programme était « suspendue » tant que la discussion sur la répartition des circonscriptions « n’est pas débloquée ». Les deux négociations se tenaient séparément, mais les avancées de l’une avaient des conséquences sur l’autre, obligeant les différents acteurs des débats à un délicat jeu d’équilibriste. LFI veut « garder toutes les circonscriptions gagnables », soupirait la source socialiste.

Écologistes, socialistes, Insoumis et communistes sont tombés d’accord dans la semaine sur le nombre de circonscriptions allouées à chaque parti dans le cadre des candidatures uniques : 229 pour LFI, 175 pour le PS, 92 pour les Écologistes et 50 pour le PCF.

Sur la question du programme, « chacun y a mis du sien pour avoir le programme le plus clair (…) y compris sur la qualification des crimes qui ont été commis le 7 octobre » par le Hamas en Israël », mais aussi sur « la libération des otages », a indiqué Fabien Roussel.

Reste une question primordiale à trancher : qui incarnera cette alliance en passe de prendre vie. Et sur cet aspect plane l’ombre de Jean-Luc Mélenchon. Après s’être déclaré « capable » de devenir le nouveau locataire de Matignon, il a rappelé au reste de la gauche qu’il n’était pas en dehors du jeu. Tout en précisant qu’il souhaitait un profil fédérateur, ce qui n’est pas le point fort du tribun insoumis. Olivier Faure a dit toutefois « ne pas disqualifier » le triple candidat à la présidentielle pour le poste de Premier ministre.

Mais toute la gauche pourrait-elle se rallier derrière lui en cas de victoire ? « Chaque problème en son temps », évacue un élu communiste.

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