Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Macron convoque le gouvernement pour lancer les dernières réformes du quinquennat

Article

le

macron-convoque-le-gouvernement-pour-lancer-les-dernieres-reformes-du-quinquennat

Chaque ministre a été prié de venir avec six réformes faites ou à faire: Macron réunit mercredi le dernier séminaire gouvernemental de rentrée du quinquennat afin de cadrer les 200 derniers jours avant la présidentielle.

Pour cette réunion, organisée dans la foulée d’un court Conseil des ministres, les membres du gouvernement devront chacun apporter trois réformes pouvant aboutir d’ici à 2022, grandes ou petites, ainsi que trois actions réalisées qui pourront être valorisées dans le bilan global d’Emmanuel Macron, explique une source gouvernementale.

« Valoriser le bilan », tel sera l’un des axes principaux de la campagne de la macronie, pour qui l’opinion publique ne connaît pas assez les actions réalisées.

Jean Castex « portera un message important sur le fait que les 200 jours qu’il reste soient utiles », indique son entourage. « Le moment du bilan n’est pas encore venu: oui il faut être fier de ce qui a été fait mais le bilan et l’action sont inséparables », insiste la même source.

« Il mettra l’accent tonique sur les questions de l’emploi et des métiers en tension » qui donneront lieu à un futur plan, avec deux prismes: « les compétences » et « l’employabilité des chômeurs de longue durée ».

Le Premier ministre doit d’ailleurs s’exprimer à l’issue de ce séminaire de rentrée pour relater « en toute transparence les objectifs et le travail engagé ».

« Préserver l’unité » sur les retraites

Gabriel Attal a estimé pour sa part que beaucoup se jouera surtout dans les premiers 100 jours. « Ensuite, on entrera dans un temps plus politique, avec la campagne présidentielle et, surtout, la présidence française de l’Union européenne » à partir de janvier, a expliqué mardi au Monde le porte-parole du gouvernement.

Outre la situation sanitaire, qui reste un préalable, figureront aussi parmi les sujets abordés mercredi la mise en oeuvre de la réforme de l’assurance-chômage, prévue pour le 1er octobre, ainsi que le revenu d’engagement pour les jeunes et une loi en faveur des indépendants, trois des chantiers en cours.

Parmi les réformes encore réalisables, le porte-parole a cité le nouveau plan d’investissements qui sera présenté par le président à l’automne, la mise en oeuvre de la loi climat et de celle contre le séparatisme, ainsi que le « Beauvau de la sécurité » qui doit donner de nouveaux moyens à la police et que le chef de l’Etat clôturera mi-septembre.

En revanche, il reste très prudent sur la réforme des retraites, dont l’hypothèse vient d’être relancée mais qui divise la majorité. « Il n’y a rien de décidé », explique-t-il.

Même si les deux conditions que cite régulièrement l’exécutif, à savoir la situation sanitaire et la reprise de l’économie, avec prévision de croissance de plus de 6% en 2021, semblent en bonne voie, Gabriel Attal met en avant la nécessaire « unité du pays » sur ce sujet clivant.

« La préservation de l’unité du pays est essentielle pour Emmanuel Macron. Ce déterminant sera central dans la décision qu’il prendra dans les prochaines semaines », assure le porte-parole.

Les syndicats, reçus la semaine dernière à Matignon, ont tous dit non à une nouvelle concertation sur les retraites avant la présidentielle d’avril 2022.

Selon Les Echos, Emmanuel Macron voudrait pourtant « supprimer les régimes spéciaux de retraite et instaurer le minimum de pension à 1.000 euros » avant la fin de son mandat, un objectif confirmé au Monde par « l’entourage du chef de l’Etat ». Contacté, ce même entourage insiste pourtant sur le fait que « rien n’est arbitré ».

De telles décisions ne constitueraient d’ailleurs pas une réforme de fond puisqu’elles ne toucheraient ni au système de calcul ni à l’âge de départ, sujets au coeur d’un important mouvement social fin 2019-début 2020.

« On nous sort des petits bouts de réforme alors que ce gouvernement n’a pas arrêté de dire depuis le début qu’il ne voulait pas de rafistolage », s’est étonné mardi sur BFMTV le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. Le sujet des retraites « est bien trop sérieux » pour qu’on le prenne « par le petit bout de la lorgnette », a taclé le dirigeant syndical.

Gabriel Attal n’a pas cité le chantier de la dépendance, pourtant évoqué par le chef de l’Etat le 12 juillet. Mais cette réforme coûteuse est difficile à insérer dans un calendrier parlementaire surchargé. « Elle ne fait plus partie des priorités », a confié un conseiller gouvernemental.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

France

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Article

le

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

Lire Plus

France

Des « mairies solidaires » fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Article

le

Des "mairies solidaires" fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Plusieurs maires ont annoncé la fermeture de leur mairie pour cette journée de grève, afin de permettre aux agents municipaux de participer à la mobilisation, mais aussi de protester eux-mêmes contre cette mesure.

Plusieurs mairies ont annoncé des actions pour le 31 janvier, journée d’appel à la grève générale contre la réforme des retraites, afin de permettre aux agents municipaux de se joindre à la mobilisation mais aussi de protester contre cette mesure.

Après l’appel lancé par Fabien Roussel de fermer les mairies le 31 janvier par « solidarité » envers les mobilisations prévues contre la réforme des retraites, Anne Hidalgo a annoncé fermer les portes de l’Hôtel de ville de Paris. Cette décision présentée comme symbolique revêt « un problème moral », voire « politique », a fait savoir le ministre du Travail Olivier Dussopt.

« J’ai un peu le sentiment que la maire de Paris confond les services municipaux avec une annexe du Parti socialiste », a ainsi dénoncé le ministre, ce vendredi matin. Le membre du gouvernement dénonce le fait que « l’engagement politique » de l’élue prive les Parisiens, parmi lesquels certains sont « favorables à la réforme » ou « n’y sont pas opposés ».

Cette initiative pose également pour Olivier Dussopt « une vraie question politique en termes de neutralité et de respect des convictions ». D’autres mairies ont annoncé interrompre leurs services le temps de la deuxième journée de mobilisation.

Lire Plus

Politique

Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

Article

le

Enquête ouverte sur la consommation de cocaïne du député Renaissance Emmanuel Pellerin

Au lendemain des révélations de Mediapart, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) ouvre une procédure incidente pour usage de produits stupéfiants à l’encontre du député Renaissance de Boulogne-Billancourt.

Le parquet de Nanterre annonce jeudi 26 janvier à franceinfo avoir ouvert une nouvelle enquête sur la consommation de drogue supposée du député de la majorité Emmanuel Pellerin (Renaissance). Dans un article publié mercredi, Mediapart assurait que le député des Hauts-de-Seine « a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier » et que « confronté à (ces) éléments, il a reconnu cet usage illégal ».

Cette enquête préliminaire, ouverte pour « usage de produits stupéfiants » a été ouverte « à la suite d’éléments nouveaux communiqués au mois de décembre et de ceux révélés mercredi par Mediapart », indique le parquet de Nanterre dans un communiqué. Une première enquête pour « provocation directe d’un mineur à l’usage illicite de produits stupéfiants » avait été classée sans suite faute d’éléments caractérisant en septembre dernier.

L’exclusion possible du député examinée par son parti lundi

Dans son article, Mediapart écrit qu’Emmanuel Pellerin « a justifié sa consommation » de drogue, « à l’occasion de dîners et de soirées », « par des difficultés personnelles et familiales « , à partir de juin 2020. L’élu explique avoir « repris de la drogue le week-end où on a fêté (son) investiture au mois de juillet ». « Après c’était terminé », assure-t-il.

La première enquête classée sans suite avait elle été ouverte sur la base de déclarations du fils d’Emmanuel Pellerin, âgé de 11 ans, racontant à sa psychologue que son père lui avait présenté une boîte contenant des produits stupéfiants.

Après ces nouvelles révélations de Mediapart, le parti Renaissance a expliqué qu’il examinera lundi l’exclusion du député. « Si les faits sont avérés, ils portent gravement atteinte à l’image du Parlement mais aussi du parti dont il est adhérent », a indiqué le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.

L’enquête a été confiée à la brigade de sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. La peine encoure pour « usage de stupéfiants » est d’un an de prison et de 3 750 euros.

Lire Plus

Les + Lus