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L’Organisation internationale du travail étouffée par les retards de paiement américains

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L’ONU du travail tire la sonnette d’alarme Washington ne paie plus ses cotisations à l’heure. Une situation qui pourrait paralyser l’institution et fragiliser les droits des travailleurs dans le monde.

C’est un signal d’alerte que l’Organisation internationale du travail (OIT) vient d’envoyer. L’institution onusienne, chargée de fixer les normes mondiales du travail, dénonce des retards à répétition dans le paiement des contributions des États-Unis. Washington est pourtant son premier bailleur de fonds depuis des décennies. Mais ces impayés s’accumulent et commencent à peser lourd.

Concrètement, l’OIT vit principalement des cotisations de ses membres. Les États-Unis représentent une part énorme du budget. Quand ils traînent à verser leur dû, ce sont des programmes entiers qui se retrouvent en suspens. Des formations, des enquêtes sur le travail forcé, des actions contre le travail des enfants tout cela peut être ralenti ou carrément stoppé. L’organisation parle de retards persistants, une façon polie de dire que la situation devient critique.

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis jouent avec leur facture onusienne. Par le passé, ils ont déjà utilisé le levier financier pour faire pression sur d’autres agences. Mais cette fois, les conséquences pourraient être plus directes pour les travailleurs et les gouvernements qui comptent sur l’expertise de l’OIT. Sans argent frais, l’institution risque de devoir réduire la voilure. Et en coulisses, on craint que d’autres pays suivent l’exemple américain, mettant encore plus en péril le modèle multilatéral de régulation du travail.

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