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L’Iran referme le détroit d’Ormuz, Donald Trump promet un péage pour le rouvrir

Téhéran a annoncé la fermeture du passage stratégique en représailles aux frappes israéliennes au Liban. De son côté, le président américain menace de…

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L'Iran referme le détroit d'Ormuz, Donald Trump promet un péage pour le rouvrir

Téhéran a annoncé la fermeture du passage stratégique en représailles aux frappes israéliennes au Liban. De son côté, le président américain menace de taxer les navires si les négociations avec l’Iran capotent.

L’Iran vient de tourner un nouveau bouton de la pression stratégique. Samedi, le commandement central de son armée a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, cette voie maritime par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial. La raison invoquée est claire : Téhéran parle d’une « violation des engagements » par Israël au Liban. Cette décision n’est pas un simple avertissement. Les autorités iraniennes menacent de prendre « d’autres mesures » si nécessaire pour faire respecter leurs conditions.

Ce détroit, c’est une artère vitale pour l’économie mondiale. Lors de sa première fermeture au début de la guerre, les prix du pétrole avaient flambé et des pénuries étaient apparues. La réouverture faisait justement partie des points centraux du protocole d’accord signé avec les États-Unis mercredi dernier. Un accord censé mettre fin aux hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais les choses ne se passent pas comme prévu.

Pendant ce temps, Donald Trump a lui aussi choisi de monter la pression. Sur son réseau Truth Social, il a écrit qu’il n’y aurait « aucun péage » dans le détroit pendant les 60 jours de cessez-le-feu. Mais il a clairement ajouté que si aucun accord définitif n’était trouvé, les États-Unis imposeraient une taxe pour « les services rendus comme ange gardien des pays du Moyen-Orient ». Une menace directe, doublée d’une mise en garde : les discussions en Suisse, prévues dimanche, doivent aboutir.

Sur le terrain, les violences continuent de saper les espoirs de paix. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu vendredi, les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah font rage dans le sud du Liban. Samedi, les opérations israéliennes ont tué au moins 24 personnes. Depuis le début de la guerre le 2 mars, 4.057 morts sont recensés par le ministère libanais de la Santé. Un habitant de Tayr Debba confie son désarroi : « La peur domine chez tout le monde. » Les négociations techniques prévues en Suisse avec des médiateurs du Qatar et du Pakistan paraissent plus que jamais fragiles. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a prévenu : le protocole est « en danger » si ses clauses ne sont pas appliquées rapidement.

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