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Liban sous les bombes malgré la trêve annoncée

Un cessez-le-feu qui ne tient pas. Alors que l’Iran et les États-Unis venaient de signer un accord pour arrêter la guerre au Moyen-Orient, les frappes…

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Liban sous les bombes malgré la trêve annoncée

Un cessez-le-feu qui ne tient pas. Alors que l’Iran et les États-Unis venaient de signer un accord pour arrêter la guerre au Moyen-Orient, les frappes israéliennes ont repris de plus belle dans le sud du Liban, faisant une quinzaine de morts samedi.

Samedi, l’aviation israélienne a visé des positions dans l’est et le sud du Liban. Selon l’agence nationale d’information libanaise, une vingtaine de bombardements ont été recensés dans la seule journée. La région de Nabatiyé a été particulièrement touchée avec 16 civils tués, ont rapporté les secours. L’armée libanaise a aussi annoncé la mort de l’un de ses soldats. Un correspondant de l’AFP sur place a vu des colonnes de fumée noire s’élever au-dessus des collines. Ces frappes surviennent alors qu’un cessez-le-feu avait été annoncé la veille.

Israël justifie ces frappes par des représailles. Selon l’armée israélienne, plus de 50 projectiles ont été tirés par le Hezbollah contre ses soldats dans la nuit de vendredi à samedi. Le mouvement chiite, de son côté, n’a pas revendiqué d’attaques depuis l’annonce du cessez-le-feu. Mais son député Hassan Fadlallah a prévenu qu’il avait “pleinement le droit de faire face” à Israël “lorsqu’il nous attaque, car c’est lui l’agresseur et l’occupant”. Il exige que l’ennemi respecte totalement la trêve et cesse d’attaquer les villages libanais.

L’accord irano-américain, signé lundi, prévoyait pourtant l’arrêt des hostilités “sur tous les fronts, y compris au Liban”. Téhéran, allié du Hezbollah, avait beaucoup insisté sur ce point. Mais depuis, les violences ont repris et menacent de faire capoter tout le processus. Les pourparlers en Suisse, qui devaient lancer un cycle de 60 jours sur le nucléaire iranien, ont été reportés. Le vice-président américain JD Vance a annulé son voyage, même si l’émissaire Steve Witkoff est toujours en route. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lui, a prévenu que ses troupes resteraient dans le sud du Liban “aussi longtemps que nécessaire”.

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