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L’Europe veut briser sa dépendance aux géants américains de la tech
Le grand salon parisien VivaTech devient le symbole d’une urgence pour le Vieux Continent. Face aux restrictions américaines sur l’IA, la France et…


Le grand salon parisien VivaTech devient le symbole d’une urgence pour le Vieux Continent. Face aux restrictions américaines sur l’IA, la France et l’Allemagne affichent leur volonté de reprendre le contrôle.
Cette année, l’ambiance n’est pas à la simple célébration de l’innovation. À l’ouverture de la dixième édition de VivaTech, un vent de méfiance souffle sur les allées. La semaine dernière, l’administration Trump a bloqué l’accès de ses modèles d’IA les plus avancés à tout ressortissant étranger. Un signal qui a agi comme un électrochoc pour les décideurs européens. Le constat est devenu clair. Être dépendant de la tech américaine expose à des décisions unilatérales qui peuvent couper l’accès à des outils stratégiques du jour au lendemain.
Pour répondre à cette menace, Paris et Berlin ont publié une position commune dès l’ouverture du salon. Leur but est clair. Renforcer la souveraineté numérique du continent. Concrètement, cela passe par des décisions fortes. Le Premier ministre français a annoncé que la Direction générale de la sécurité intérieure va abandonner les services de l’entreprise américaine Palantir, qu’elle utilisait depuis dix ans. À la place, elle se tournera vers ChapsVision, une société française spécialisée dans l’analyse de données. Un changement qui prendra du temps, probablement jusqu’en 2027, mais qui marque une rupture nette. Comme l’a résumé le ministre de l’Économie, il est inacceptable de créer de nouvelles dépendances stratégiques.
Malgré ce contexte de tensions, c’est un Américain qui a capté l’attention mercredi. Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et de Blue Origin, est venu vanter la conquête spatiale. Il a comparé l’explosion récente de sa fusée New Glenn à un coup de poing dans le ventre, tout en assurant que l’aventure spatiale vaut la peine. Pendant ce temps, le salon fourmille de démonstrations de robots humanoïdes. Des entreprises chinoises comme Unitree côtoient des start-up européennes comme Genesis. Toutes cherchent à impressionner les visiteurs avec leurs prouesses techniques. Mais au-delà du spectacle, c’est bien la question de l’indépendance technologique qui reste au cœur des discussions, notamment lors du G7 qui se tient en parallèle à Évian.





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