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Économie

Les services français perdent du terrain en août, la demande vacille et les prix grimpent

L’activité des services en France est repassée sous la barre des 50 en août, plus bas que prévu. La demande se replie et les coûts remontent.

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Les services français perdent du terrain en août, la demande vacille et les prix grimpent

L’activité des services en France est repassée sous la barre des 50 en août, plus bas que prévu. La demande se replie et les coûts remontent.

Le secteur des services français n’a pas passé un bon mois d’août. L’indice PMI, qui mesure son activité, est tombé à 48,0 points, contre 49,6 en juillet. Ce chiffre se situe sous le seuil des 50, ce qui indique une contraction de l’activité plutôt qu’une croissance. Les économistes tablaient sur 48,4. Le secteur fait donc moins bien que leurs anticipations, et le repli s’accentue.

Les détails de l’enquête montrent une demande à l’arrêt. Les nouvelles commandes baissent de nouveau après un mois de juillet plus clément. C’est la huitième fois en neuf mois qu’elles reculent. Les commandes en provenance de l’étranger chutent au rythme le plus marqué depuis mai. Les carnets de commandes fondent plus vite que lors des quatre mois précédents, ce qui porte à douze mois la série de baisse. L’emploi est aussi touché. Le secteur a supprimé des postes pour le quatrième mois d’affilée, mais à un rythme moins soutenu qu’auparavant.

Du côté des prix, le répit est terminé. Les coûts des entreprises remontent pour la première fois depuis mai, le carburant étant largement montré du doigt. Ces dépenses supplémentaires se retrouvent dans les factures des clients, avec des tarifs qui augmentent au rythme le plus soutenu depuis trois mois. Après une période d’accalmie, l’inflation refait sentir sa pression.

Reste à savoir si ce mois d’août est représentatif. Un économiste estime que la canicule exceptionnelle a pu fausser les mesures. Mais il ne cache pas son inquiétude pour la suite. Les entreprises françaises sont prudentes, leur confiance se situe bien en dessous de sa moyenne historique et l’approche des échéances électorales de 2027 n’arrange rien. Le PMI composite, qui inclut aussi l’industrie, confirme le mouvement en reculant à 48,5 après 49,4.

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