Économie
L’IA est une infrastructure aussi vitale que l’eau et l’électricité, martèle Nvidia au G20
Jensen Huang a pressé les ministres des vingt plus grandes économies de se lancer dans la course aux centres de données. Son avertissement est sans appel…


Jensen Huang a pressé les ministres des vingt plus grandes économies de se lancer dans la course aux centres de données. Son avertissement est sans appel, ceux qui céderont à la peur seront laissés sur le bord du chemin.
Le patron de Nvidia a profité de la tribune du G20 pour marteler un message simple. Les centres de données ne sont pas un luxe technologique, mais une nécessité comparable à l’eau courante, au réseau routier ou au courant électrique. Sans ces infrastructures, aucune économie ne pourra tirer son épingle du jeu dans la révolution de l’intelligence artificielle. Il s’exprimait en Caroline du Nord, où l’administration américaine a convié les grands patrons du secteur à exposer leur vision aux ministres des principales puissances mondiales.
Jensen Huang a décrit ces installations comme une forme de capacité intellectuelle pour tout un pays. Elles doivent permettre aux chercheurs, aux étudiants, aux entreprises et aux start-ups de bénéficier de l’IA. Nvidia, dont les processeurs graphiques équipent les centres de données qui poussent partout dans le monde, est devenue la première capitalisation boursière mondiale grâce à cet engouement. Le dirigeant en a profité pour balayer une inquiétude répandue, celle d’une hécatombe d’emplois. L’idée que tous les postes vont disparaître lui paraît absurde, les tâches seront automatisées mais la raison d’être des métiers restera.
Il a aussi lancé un avertissement aux gouvernements. Ceux qui abordent la technologie avec peur et incertitude en subiront les conséquences. Le pire scénario n’est pas un accident industriel ou une dérive technologique, c’est de rester à quai pendant que d’autres avancent. Il a appelé à ne pas surréglementer, en se concentrant sur des préjudices réels et concrets plutôt que sur des dangers hypothétiques.
La réunion se déroule dans un climat politique chargé aux États-Unis. Les projets de centres de données déclenchent des contestations locales et le sujet s’invite dans la campagne des élections de mi-mandat. Donald Trump a déjà étrillé les opposants à ces infrastructures, leur promettant un avenir arriéré et pauvre s’ils laissaient la Chine prendre l’avantage. De son côté, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick a couvert Jensen Huang d’éloges, allant jusqu’à faire de lui un trésor national. Une façon de dire que l’Amérique compte bien rester aux commandes de cette révolution.
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