Monde
L’Iran frappe des bases américaines après une nuit de bombardements meurtriers
Washington bombarde des sites militaires iraniens pour la deuxième fois en quelques jours. Téhéran répond en visant des intérêts américains dans la…

Washington bombarde des sites militaires iraniens pour la deuxième fois en quelques jours. Téhéran répond en visant des intérêts américains dans la région, tandis qu’un mariage a été touché dans le sud du pays.
Mardi, l’armée américaine a lancé une vague de frappes contre des positions des Gardiens de la Révolution sur le sol iranien. Des sites de défense antiaérienne, des radars, des installations maritimes, des dispositifs de mines et des centres de communication ont été visés, selon les forces américaines. Quelques heures plus tard, l’Iran a annoncé une riposte « décisive » avec des missiles et des drones contre les bases américaines de la région. La Jordanie a affirmé avoir intercepté dix projectiles et le Koweït a déclaré avoir été pris pour cible. Des sirènes d’alerte ont également retenti à Bahreïn dans la nuit.
Le coût humain ne tarde pas à alourdir le tableau. Le Croissant-Rouge iranien a rapporté qu’une frappe américaine avait touché une habitation où se déroulait une cérémonie de mariage dans la ville de Kuhestak, dans le sud du pays. Quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées. Une cinquantaine d’autres ont été blessées. Les éclats d’un missile ont frappé la maison en pleine fête, transformant un moment de joie en drame.
Donald Trump a répondu sur les réseaux sociaux avec une menace à peine voilée. Si Téhéran ose une nouvelle riposte, la pression sera encore plus forte, a-t-il prévenu. Le président iranien Massoud Pezeshkian, lui, avait tendu la main avant les bombardements en appelant à un retour de la diplomatie. Il demandait aux États-Unis de respecter un accord signé en juin et presque aussitôt abandonné. Cette tentative de dialogue semble aujourd’hui lettre morte.
L’économie mondiale retient son souffle. Les frappes interviennent peu après que deux pétroliers ont été touchés par des projectiles d’origine inconnue à la sortie du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du brut. Le baril de pétrole américain a dépassé les 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet et le gaz européen atteint des sommets inédits depuis plus de trois ans. L’Iran menace de prélever des droits de passage dans cette zone jusque-là libre d’accès. Les États-Unis promettent une campagne d’asphyxie économique, avec un blocus naval qui complique déjà les importations iraniennes. Les autorités de Téhéran ont demandé à la population de réduire sa consommation d’essence.
Les frappes de dimanche dernier avaient déjà ouvert un premier cycle de représailles avec des attaques iraniennes contre des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Mardi, la spirale s’est encore accélérée. Les avions américains ont de nouveau bombardé le sol iranien, notamment près du détroit d’Ormuz et d’un terminal pétrolier, et l’Iran a répondu avec ses missiles. Personne ne semble vouloir poser les armes, et la région entière se prépare à une escalade dont les civils payent déjà le prix.
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