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Les Bourses européennes retiennent leur souffle avant les chiffres de l’emploi américain

Investisseurs sur le qui-vive. Le pétrole reste cher et les craintes d’inflation persistent, alors que le marché attend avec impatience le rapport sur…

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Les Bourses européennes retiennent leur souffle avant les chiffres de l’emploi américain

Investisseurs sur le qui-vive. Le pétrole reste cher et les craintes d’inflation persistent, alors que le marché attend avec impatience le rapport sur l’emploi aux États-Unis.

Les Bourses européennes devraient ouvrir en léger repli jeudi matin. Les premiers contrats à terme donnent le CAC 40 parisien en baisse de 0,2% à l’ouverture, tandis que le Dax à Francfort perdrait 0,12%, le FTSE à Londres 0,19% et l’indice paneuropéen Stoxx 600 0,12%. Une respiration après plusieurs journées agitées, mais pas vraiment de quoi rassurer. Les investisseurs préfèrent attendre de pied ferme les données sur l’emploi américain, prévues vendredi. Elles pourraient en dire long sur la prochaine décision de la Réserve fédérale.

L’or noir continue de peser sur les esprits. Les cours du pétrole restent à des niveaux élevés malgré un léger repli, après les échanges de tirs entre Washington et Téhéran. Le Brent se négocie autour de 94,80 dollars le baril, en recul de 0,9%, et le brut léger américain WTI évolue vers 90,36 dollars. Les doutes sur l’approvisionnement au Moyen-Orient demeurent, même si aucun nouvel accrochage n’a été signalé depuis mercredi midi. Certains analystes estiment que si le calme revient, les prix pourraient redescendre rapidement aux niveaux observés la semaine dernière, mais ils restent circonspects.

Les craintes inflationnistes ne faiblissent pas non plus. À Wall Street, la hausse des rendements obligataires s’est poursuivie mercredi, alimentant les inquiétudes sur la dette et l’inflation. Résultat, les paris sur un nouveau tour de vis de la Fed se renforcent. La probabilité d’une hausse des taux de 25 points de base ce mois-ci est passée d’environ 37% à près de deux tiers en une semaine. Les déclarations des responsables monétaires, comme John Williams et Christopher Waller, sont suivies de près pour y déceler des indices.

En Europe, les indices PMI définitifs du secteur des services pour août sont au programme, mais sans grand impact attendu. Tout le monde anticipe le rendez-vous de vendredi. Le rapport sur l’emploi américain sera d’autant plus scruté que les créations d’emplois dans le secteur privé sont ressorties plus faibles que prévu au mois d’août. Une déception qui pourrait pousser la banque centrale à temporiser, ou au contraire la conforter dans une approche prudente.

En Asie, la tendance est hésitante. Tokyo évolue sans direction claire, entre le reflux des rendements obligataires et la baisse du titre Broadcom. Les marchés chinois attendent aussi les chiffres américains avant de se positionner. De son côté, Wall Street avait terminé la veille en légère hausse, effaçant une partie des pertes récentes. Mais ce rebond technique ne dissipe pas l’inquiétude générale. Un apaisement du conflit au Moyen-Orient pourrait toutefois changer la donne, en faisant baisser les rendements obligataires et en redonnant aux banques centrales une marge de manœuvre pour une politique monétaire plus classique.

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