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Les plannings chamboulés d’EasyJet font annuler une centaine de vols ce week-end

Le personnel de cabine a cessé le travail en masse samedi et dimanche. Une centaine de vols ont été supprimés et les voyageurs doivent composer avec des…

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Les plannings chamboulés d'EasyJet font annuler une centaine de vols ce week-end

Le personnel de cabine a cessé le travail en masse samedi et dimanche. Une centaine de vols ont été supprimés et les voyageurs doivent composer avec des solutions de remplacement.

Le mouvement social a frappé EasyJet en plein week-end du 15 août. Selon le syndicat SNPNC-FO, au moins 98 vols ont été annulés sur l’ensemble du week-end, dont 47 samedi et 51 dimanche. Cela représente plus de la moitié des vols programmés. Près de 68% des 340 personnels navigants commerciaux prévus ont répondu à l’appel à la grève. De son côté, la compagnie low cost confirme une centaine de suppressions et propose à ses clients un transfert gratuit vers un autre vol.

En cause, la colère des hôtesses et stewards face à des plannings qui ne tiennent jamais. À Lyon, l’épicentre du mouvement, 85% du programme de samedi est tombé à l’eau. Les syndicats décrivent le quotidien impossible des salariés. Certains subissent 50 à 60 changements d’organisation par semaine, souvent annoncés 24 à 48 heures avant le départ. Une hôtesse avait prévu une rotation Lyon-Bordeaux. La veille, on lui demandait de partir quatre jours depuis Porto. Puis son programme a encore été modifié au dernier moment pour enchaîner des vols entre Lyon, Nantes et Marrakech. Une logique de chaises musicales s’est installée, racontent les représentants du personnel, avec son lot d’angoisse permanente, de journées à rallonge et de temps de repos insuffisants.

Le conflit couvait depuis plusieurs semaines. L’intersyndicale d’EasyJet France a appelé à cesser le travail les 14 et 15 août, après l’échec des négociations avec la direction sur l’amélioration des conditions de travail. Un préavis de grève couvre d’ailleurs la période du 7 août au 2 septembre. EasyJet juge cette action opportuniste en pleine période de forte affluence, affirme avoir fait des propositions d’ajustement et renvoie les discussions à septembre. Un précédent mouvement, lancé pour le lundi de Pâques en avril, avait eu très peu d’effet. À l’époque, le syndicat UNAC avait accusé la direction d’avoir offert des primes de 600 à 700 euros aux salariés pour qu’ils viennent travailler. La compagnie n’avait pas répondu. Cette fois, le SNPNC-FO estime que le scénario ne se reproduira pas, la direction ayant tout intérêt à payer la grève plutôt que des primes deux fois plus coûteuses.

EasyJet reste un acteur central du ciel français. Deuxième transporteur aérien du pays derrière Air France, il fait voyager chaque année des millions de passagers depuis ou vers la France. Le pays compte parmi ses principaux marchés en Europe continentale, un terrain où la compagnie a fortement grandi après la crise du Covid-19, notamment grâce au recul d’autres acteurs du secteur. Ce week-end de grève rappelle que cette expansion repose sur un personnel poussé dans ses retranchements.

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