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Les pétroliers recommencent à traverser le détroit d’Ormuz

Les États-Unis et l’Iran ont trouvé un accord pour stopper immédiatement la guerre au Moyen-Orient. La navigation reprend doucement dans ce passage…

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Les pétroliers recommencent à traverser le détroit d'Ormuz

Les États-Unis et l’Iran ont trouvé un accord pour stopper immédiatement la guerre au Moyen-Orient. La navigation reprend doucement dans ce passage stratégique où le pétrole transite.

Les premiers navires chargés de pétrole quittent enfin le détroit d’Ormuz. C’est Donald Trump lui-même qui l’a annoncé sur son réseau Truth Social, quelques heures après la conclusion d’un accord entre Washington et Téhéran. Le texte de cet accord n’a pas été rendu public, mais une cérémonie de signature est prévue vendredi à Genève. Le président américain s’est déjà rendu en Suisse pour le sommet du G7, et sa présence à cette signature est jugée possible par son vice-président.

L’accord prévoit une fin immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a salué cette avancée. Le président iranien Massoud Pezeshkian y voit une source de fierté et espère construire un monde différent pour son pays et toute la région. Le Pakistan, qui a joué un rôle clé de médiateur, parle d’un pas historique vers la paix. Pourtant, l’absence de publication du texte précis laisse planer des doutes sur les points qui continuent de diviser les deux parties.

Concrètement, l’accord change les règles dans le détroit d’Ormuz. Au lieu d’imposer des péages, ce que les États-Unis refusaient, l’Iran facturera désormais des frais pour services de navigation, protection de l’environnement et assurance des navires. En échange, les Américains se sont engagés à débloquer des fonds iraniens gelés à l’étranger et à verser des réparations pour les dégâts de la guerre. Ils doivent aussi garantir qu’Israël mette fin à ses opérations au Liban. Mais le porte-parole iranien prévient que son pays ne fait confiance ni à Israël ni aux États-Unis.

Les réactions sur le terrain sont mitigées. À Téhéran, un professeur d’anglais estime que le peuple iranien n’a rien gagné et que Trump n’est pas un allié fiable. Au Liban, des déplacés songent à revenir dans le sud, même si les destructions sont immenses. Une femme assure qu’elle plantera une tente sur les ruines et remercie l’Iran. Le président libanais espère que l’accord mettra un terme définitif aux hostilités, mais son pays n’a pas été informé des détails ni du moment d’un éventuel cessez-le-feu. Une frappe israélienne a d’ailleurs fait un mort dans le sud du Liban le jour même de l’annonce.

Du côté israélien, la position est claire. Le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir affirme que l’accord de Trump ne les engage pas. Le ministre de la Défense prévient que l’armée restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée illimitée. En revanche, le Hezbollah a cessé ses attaques et se dit profondément reconnaissant envers l’Iran d’avoir insisté pour que le Liban soit inclus dans tout accord.

Les prochaines semaines seront cruciales. L’accord-cadre ouvre une période de soixante jours de négociations sur quatre sujets précis. La levée des sanctions contre l’Iran, la question nucléaire, la reconstruction et le développement économique du pays, ainsi qu’un mécanisme de suivi des engagements. L’Iran veut que l’accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, pour éviter les échecs du passé. Donald Trump a indiqué au New York Times qu’un volet des discussions portera sur un moratoire de l’enrichissement d’uranium, possiblement pour quinze à vingt ans. Rien n’est encore écrit, mais les navires, eux, ont déjà repris leur route.

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