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Les bombes n’épargnent pas les vestiges antiques de Tyr

Le site archéologique libanais, classé à l’Unesco, a été touché par des frappes israéliennes. Le ministre de la Culture du Liban dénonce une violation des…

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Les bombes n'épargnent pas les vestiges antiques de Tyr

Le site archéologique libanais, classé à l’Unesco, a été touché par des frappes israéliennes. Le ministre de la Culture du Liban dénonce une violation des conventions internationales.

Les ruines de Tyr, l’une des plus vieilles cités du bassin méditerranéen, ont été endommagées par des bombardements israéliens, a annoncé le ministre de la Culture libanais. Ce site du sud du Liban, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne, abrite des vestiges romains classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Un arc de triomphe et un hippodrome du IIe siècle font partie des trésors menacés. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, la région est régulièrement visée par des frappes.

Des journalistes de l’AFP ont constaté les dégâts sur place. Selon Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques du sud du Liban, il s’agit des plus importants dommages subis par le site depuis le début du conflit. Un bureau administratif a été touché directement, et une pluie de débris s’est abattue sur un large périmètre autour des colonnes antiques. Des fragments de métal tordu, des branches brisées et des gravats recouvrent un escalier de pierre. Des artéfacts ont été endommagés, notamment des colonnes, des chapiteaux et des mosaïques.

Le ministre Ghassan Salamé a lancé un appel pour que ces sites archéologiques ne soient pas ciblés. Il a rappelé qu’Israël est lié par la Convention de la Haye, qui oblige à préserver les biens culturels en temps de guerre. Un emblème symbolique lié à l’Unesco, les Boucliers bleus, avait été installé pour protéger Tyr. Malgré cela, les frappes se sont poursuivies. Les autorités libanaises prévoient d’évaluer les dégâts dès que la situation sécuritaire le permettra. Ali Badaoui insiste sur le caractère civil du site, assurant qu’aucune activité militaire n’y a lieu. L’autre site protégé de Tyr, El-Bass, a lui aussi subi des dégâts depuis le début de la guerre. L’Unesco avait placé Tyr sous protection renforcée provisoire après la précédente guerre de 2023-2024.

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