Sports
Les Bleues au sommet d’un rêve américain
Jamais une équipe de France de basket n’avait atteint la finale d’un Mondial. Dimanche, à Berlin, les joueuses de Jean-Aimé Toupane défient les…

Jamais une équipe de France de basket n’avait atteint la finale d’un Mondial. Dimanche, à Berlin, les joueuses de Jean-Aimé Toupane défient les États-Unis, quadruples tenantes du titre.
C’est une page qui s’écrit, et personne n’a envie de la refermer tout de suite. En dominant l’Allemagne 86 à 64, samedi, dans la salle berlinoise qui portait les couleurs adverses et ses 12 650 spectateurs, les Bleues ont décroché une première historique. Jamais une sélection française n’avait disputé une finale de Coupe du monde de basket. La marche était raide, et elle ne datait pas de ce week-end. Quelques jours plus tôt, c’est la Chine qui avait chuté en quarts de finale. Deux matches, deux démonstrations de maîtrise.
Le collectif respire la confiance. Gabby Williams, Valériane Ayayi et Marine Johannès tirent le groupe vers le haut, et le banc répond à chaque rotation. Les cinq de départ annoncés côté français sont Salaün, Badiane, Williams, Laca et Ayayi, avec Leite, Malonga, Johannès, Touré, Gueye, Bernies et Astier prêtes à entrer. En face, le tableau d’affichage annonce du très lourd. Les Américaines aligneront Collier, Stewart, Young, Gray et Copper, épaulées notamment par Paige Bueckers, Clark, Boston, Howard ou Reese.
Le défi a de quoi donner le tournis. Les États-Unis sont quadruples champions du monde en titre et n’ont plus perdu un match de grande compétition, Mondial ou Jeux Olympiques confondus, depuis 2006. Cela fait 71 rencontres d’affilée. Sur les 32 duels qui ont opposé les deux nations, les Américaines ne se sont inclinées que cinq fois, et une seule dans un tournoi officiel, en 1971, sur le score de 68 à 51. Le chiffre laisse sans voix.
Le souvenir, lui, est encore à vif. En finale des Jeux de Paris 2024, les Bleues étaient passées à un point du sacre, battues 66 à 67. Ce soir-là, le pied de Gabby Williams avait mordu la ligne à trois points au moment de marquer au buzzer. Un détail, une éternité. À Berlin, les Tricolores refusent pourtant de parler de vengeance. « Je n’ai pas de sentiment de revanche. Ce qui m’anime, c’est de gagner la finale de la Coupe du monde », a glissé Dominique Malonga. La plus belle façon de refermer la blessure serait de soulever le trophée.
Le rendez-vous est fixé dimanche à 20 heures, toujours à la Uber Arena de Berlin. La rencontre sera diffusée en clair sur TMC et sur beIN Sports 1, et regardable gratuitement en streaming sur TF1+. Il ne reste plus qu’à espérer un sourire éclatant au coup de sifflet final.
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