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L’épouse du chef du gouvernement espagnol mise en examen pour des faits de corruption

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La justice espagnole a formellement inculpé Begoña Gómez, conjointe du Premier ministre Pedro Sánchez, après une enquête de deux ans. Cette décision intervient dans un contexte politique déjà tendu pour l’exécutif de coalition.

Un magistrat a notifié cette mise en examen, datée du 11 avril, pour des chefs incluant le trafic d’influence, la corruption et le détournement de fonds. L’instruction, ouverte en avril 2024, visait à établir si Mme Gómez aurait tiré profit de sa position pour obtenir des avantages indus, ce que les intéressés contestent fermement.

Les investigations se sont concentrées sur la création d’une chaire universitaire à Madrid et sur l’éventuelle utilisation de ressources publiques au bénéfice d’intérêts privés. Dans sa décision, le juge estime avoir recueilli des éléments suffisants pour justifier ces poursuites, évoquant un possible détournement à des fins d’avancement professionnel personnel.

Âgée de 55 ans, Begoña Gómez se trouvait en déplacement officiel en Chine aux côtés de son époux au moment où la nouvelle a été rendue publique. De retour en Espagne, le Premier ministre a immédiatement dénoncé une manœuvre politique de l’opposition de droite destinée, selon lui, à affaiblir son gouvernement. Les formations conservatrices ont, de leur côté, réclamé sa démission.

Cette affaire judiciaire trouve son origine dans une plainte déposée par une association anti-corruption aux affiliations d’extrême droite. Elle s’inscrit dans une série de procédures touchant l’entourage du dirigeant socialiste. Le frère de Pedro Sánchez fait ainsi l’objet d’une enquête distincte pour trafic d’influence, tandis qu’un ancien ministre proche a comparu récemment dans un dossier de marchés publics présumés frauduleux.

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