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L’enquête qui dénonce les failles autour de la mort de Lyhanna

Un rapport accablant met en lumière une série d’erreurs et d’inactions. Le gouvernement promet des sanctions individuelles.

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L'enquête qui dénonce les failles autour de la mort de Lyhanna

Un rapport accablant met en lumière une série d’erreurs et d’inactions. Le gouvernement promet des sanctions individuelles.

La petite Lyhanna a disparu le 29 mai dans le Gers. Ce lundi, le rapport très attendu des inspections de la gendarmerie et de la justice a été remis au Premier ministre. Il dresse un constat sévère. Les enquêteurs pointent un cumul de pertes de temps et une absence totale de suivi de procédure. D’après le texte, le parquet d’Auch et les gendarmes n’ont pas traité l’urgence. Pourtant, Jérôme Barella, le principal suspect, faisait déjà l’objet de plusieurs plaintes pour viols sur enfants. L’une d’elles, déposée en août par la mère d’une fillette de 10 ans, n’a jamais été jugée prioritaire. Elle n’a même pas été envoyée au bon service.

Le rapport révèle des négligences en cascade. La plainte contre Jérôme Barella pour des viols répétés sur une enfant de 10 ans n’a pas été traitée comme une procédure sensible. Le caractère urgent du profil du suspect n’a pas été relayé. Résultat, l’homme n’a jamais été inquiété avant la mort de Lyhanna. Pour le chef de l’Inspection générale de la justice, il y a eu une absence de prise en compte de l’urgence. Une vérité d’une extrême gravité, selon le ministre Sébastien Lecornu, qui promet de ne pas se défausser. Il assure que la puissance publique établira les responsabilités, y compris individuelles. Mais il refuse de jeter l’opprobre sur l’ensemble des gendarmes et des magistrats.

Cette affaire a déclenché une vague d’émotion nationale et des appels à la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Fragilisé, il répète ne pas porter de responsabilité politique. Il affirme que ses consignes pour prioriser les dossiers de pédocriminalité n’ont pas été appliquées. De son côté, le gouvernement veut montrer qu’il agit. Le réexamen en urgence de 70 000 plaintes d’enfants a déjà abouti à l’incarcération de 134 personnes. Des rassemblements sont prévus devant plusieurs tribunaux pour réclamer une meilleure protection des victimes. Une famille va même déposer une plainte contre l’État pour faute lourde. Pendant ce temps, les politiques avancent leurs solutions, de la castration chimique à plus de moyens pour la justice. Mais beaucoup estiment que désigner un ou deux coupables ne suffira pas.

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