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L’Élysée oppose son inviolabilité à une perquisition judiciaire

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Pour la première fois depuis l’affaire Benalla, des enquêteurs financiers se sont présentés au palais présidentiel. Ils ont été éconduits au nom de l’immunité des locaux, dans le cadre d’une enquête sur l’attribution de marchés publics pour des cérémonies nationales.

Des magistrats et des enquêteurs du Parquet national financier se sont vu refuser l’accès au palais de l’Élysée mardi. Ils souhaitaient procéder à une perquisition dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits présumés de favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence. La présidence de la République a invoqué l’article 67 de la Constitution, qui garantit l’inviolabilité des locaux rattachés à sa fonction.

Le parquet a confirmé que cette opération, qui visait également d’autres lieux et des domiciles, concernait les conditions d’attribution de certains marchés publics liés à l’organisation de cérémonies de panthéonisation et d’événements pour les monuments nationaux. Les investigations, confiées à la brigade financière et anticorruption, portent notamment sur le choix récurrent d’une même société événementielle pour l’organisation de ces hommages nationaux sur une longue période.

Selon des informations de presse, la société Shortcut Events aurait été systématiquement retenue pour ces prestations depuis plus de deux décennies, chaque cérémonie représentant un coût de plusieurs millions d’euros pour l’État. L’entreprise est également intervenue pour d’importantes commémorations officielles. La présidence a indiqué que les documents administratifs détachables de l’activité du chef de l’État seraient communiqués aux enquêteurs sur demande, tout en maintenant le principe de l’inviolabilité de ses services.

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