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Le Tour de France prêt à changer d’ère face aux canicules ?

Entre vagues de chaleur records et risques pour les coureurs, l’été du vélo pourrait être remis en cause. Climatologues et organisateurs cherchent des…

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Le Tour de France prêt à changer d'ère face aux canicules ?

Entre vagues de chaleur records et risques pour les coureurs, l’été du vélo pourrait être remis en cause. Climatologues et organisateurs cherchent des solutions pour que la Grande Boucle ne devienne pas une fournaise.

La France suffoque et le Tour de France retient son souffle. Alors que 53 départements viennent de basculer en vigilance orange canicule, les regards se tournent vers les départs prévus cet été. Les hommes s’élanceront du 4 au 26 juillet, les femmes du 1er au 9 août. Le timing n’a jamais semblé aussi risqué. Fin mai déjà, les Boucles de la Mayenne ont dû s’adapter en catastrophe face à la chaleur. Le message est clair : le peloton roule sur un volcan.

Benjamin Sultan, climatologue à l’institut de recherche pour le développement, alerte sur ce qui attend les coureurs. Il rappelle que lors du dernier Roland-Garros, des athlètes ont été victimes de crampes et de coups de chaud, et que des ramasseurs de balles ont fait des malaises. Pour lui, des solutions simples existent. Multiplier les points de ravitaillement en eau, généraliser les vêtements ventilés et les casques aérés pourrait déjà limiter la casse. Jouer sur les horaires aussi. Le stress thermique est beaucoup plus faible le matin et explose entre midi et 16 heures. Adieu la sieste sur le bord des routes.

Mais la solution la plus radicale serait de déplacer carrément la course. Le scientifique le dit sans détour : organiser le Tour au printemps serait la meilleure option pour réduire les risques. Pour les coureurs, le personnel et même les spectateurs. L’été est un choix économique, pas climatique. Et avec le réchauffement, le nombre d’épisodes de canicule pourrait doubler dans les années à venir. Changer le parcours pour éviter les zones les plus chaudes, partir du Nord, arriver plus tôt… Les pistes existent. Reste à savoir si le monde du vélo est prêt à sacrifier la tradition pour sauver la santé.

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