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Le Stade Français s’arrête encore au bord de la finale, un essai refusé en travers de la gorge

Les Parisiens ont buté sur Montpellier au Vélodrome, laissant filer une occasion en or. Un essai annulé dans le dernier quart d’heure a ravivé les regrets.

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Le Stade Français s'arrête encore au bord de la finale, un essai refusé en travers de la gorge

Les Parisiens ont buté sur Montpellier au Vélodrome, laissant filer une occasion en or. Un essai annulé dans le dernier quart d’heure a ravivé les regrets.

Samedi soir, le Stade Français espérait déjouer les pronostics. Au stade Vélodrome, face à Montpellier, les hommes de Gonzalo Quesada ont tenu jusqu’au bout. Mais à quinze minutes du terme, un espoir s’est envolé. Joe Marchant pensait aplatir après un retour éclair de Donovan Taofifenua. L’arbitre Ludovic Cayre a consulté la vidéo, longuement, avant d’annuler l’essai. Motif officiel, pas d’images claires et évidentes pour valider le geste. Un choix discutable qui a laissé le clan parisien amer. À ce moment-là, le score aurait pu revenir à 22-22. Le match aurait alors basculé.

Louis Carbonel n’a pas caché sa frustration. Le demi d’ouverture a confié en zone mixte son incompréhension face à cette décision. Il a estimé que le jeu méritait au moins une mêlée à cinq mètres. Mais il a aussi vite tempéré. Malgré la défaite 25-15, le joueur a tenu à souligner le parcours de son équipe. « On peut être fier de notre saison », a-t-il lancé. Il a rappelé que le Stade Français avait envoyé du jeu une semaine plus tôt contre La Rochelle, avec une démonstration (45-5). Ce soir-là, l’énergie n’était pas tout à fait la même. La conquête a souffert, la touche et la mêlée ont plié. Et face à un Montpellier réaliste, les occasions étaient comptées.

Le Stade Français quitte donc la compétition au même stade qu’il y a deux ans. Le goût de l’inachevé persiste. Mais Carbonel voit plus loin. Il assure qu’un vrai groupe s’est construit cette saison. Les Parisiens ont prouvé qu’ils pouvaient inquiéter les cadors. Il ne leur manque qu’un petit rien pour franchir ce palier. Avec du travail et de la continuité, l’avenir pourrait leur sourire. En attendant, ils regarderont la finale depuis leur canapé, avec la certitude d’avoir tout donné.

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