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Le reste à charge des pompes à chaleur freine les copropriétaires

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L’État mise sur les pompes à chaleur pour électrifier la France, mais le coût restant à la charge des propriétaires en copropriété peut atteindre plusieurs milliers d’euros, freinant l’adoption du dispositif.

Pour accélérer la transition énergétique et se passer du fioul, le gouvernement encourage l’installation de pompes à chaleur dans les logements. Une aide publique combine MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie, pour un montant total compris entre 12 000 et 14 000 euros. Le prix d’une pompe à chaleur oscille généralement entre 10 000 et 15 000 euros, ce qui rend l’opération intéressante pour les propriétaires de maisons individuelles. L’objectif affiché est d’atteindre un million d’installations par an d’ici 2030.

Mais le dispositif rencontre des difficultés dans les copropriétés. Sur les 17 millions de logements à décarboner en France, 80 % sont éligibles à l’aide, mais une partie concerne des immeubles collectifs. Dans ce cas, le remplacement d’une chaufferie collective par une pompe à chaleur nécessite des travaux plus lourds et plus coûteux. Une copropriétaire citée dans les médias a rapporté un devis total de 200 000 euros pour son immeuble. Après application des aides, le reste à charge pour chaque propriétaire s’élève à 23 400 euros. Cette somme doit être avancée avant un remboursement qui peut prendre du temps, ce qui décourage certains ménages.

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